Il n'empêche... par le torrentiel 2013-11-03 20:52:10 |
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La morale sexuelle est une chose, mais elle était autrefois davantage une morale de la continence qui concernait la relation du couple qu'une "morale de la reproduction" devant éventuellement se prononcer sur la contraception, sujet qui ne se posait pas, si la sexualité était uniquement subordonnée au don éventuel de la vie (cf le fameux ouvrage de l'historienne Martine sèvegrand), avec permission ou prohibition du "coïtus interruptus" (cf Maupassant toujours, mais dans "Une vie", cette fois), controverse qui montre que l'Eglise a toujours été confrontée à "la mentalité contraceptive", et les prêtres pragmatiques y répondaient favorablement en décrivant à leurs ouailles féminines ce qu'était le "coïtusinterruptus" (cas de l'abbé Picot dans l'oeuvre citée).
Mais je déplore, cher Maître, que vous soyez resté sec où je me suis efforcé d'être concret. Car une chose est de rappeler les principes (j'avoue avoir été découragé par le fait que votre lien conduisait sur wikipedia), une autre de redire comment ils furent appliqués.
Pour ne citer que quelques exemples supplémentaires:
-La façon dont fut traitée M. duras dans un hôpital tenu par des religieuses, à la naissance d'un enfant qu'elle perdit, les soeurs imputant cette perte au non respect par la mère des interdits des relations hors mariage (anecdote citée dans la biographie consacrée par Laure Adler à cet auteur et dont je me demande, en essayant de la restituer de mémoire, si elle ne concernait pas plutôt la naissance de Jean Maskolo d'un père qui n'était pas le mari de duras);
-ce traitement n'était pas isolé, corroboré qu'il est par la réputation dont était précédé sans en souffrir un vieux gynécologue de ma province natale, qui fréquentait la même chapelle que moi et dont quelqu'un qui ne pensait pas en médire me raconta qu'il s'efforçait de faire subir des curetages douloureux à des femmes qui étaient connues pour avoir eu beaucoup d'amants et le consultaient, la cinquantaine venue, pour des fibromes.
Je pourrais continuer la liste, d'autant que j'ai été élevé chez les soeurs à la charnière du changement d'époque entre le moment où elles demandaient aux petits garçons de mettre leurs mains au-dessus de leurs draps en s'endormant et celui où elles ne s'en préoccupaient pas plus que de rendre obligatoire l'assistance à la messe trimestrielle de l'école dont elles n'étaient plus qu'une poignée.à assurer une direction purement spirituelle.
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