Vernaculaire, protestantisme: comment mettre à bas l'autonomie du spirituel par PEB 2013-08-12 20:52:49 |
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Le vernaculaire était l'arme qui permit la consécration de la langue de cour. L'allemand fut fondé par la bible de Luther, François Ier, au départ plutôt favorable à la prétendue réforme, consacra le français comme langue d’État en lieu et place du latin. Le psautier de Clément Marot ne fut pas étrangère à la normalisation linguistique. La King James est, avec le Book of Common Prayers et le Barde, la référence absolue de l'anglais classique.
Le latin est la marque de la catholicité.
Ce qui a ensuite desservi le latin, c'est que son enseignement était réservé à une certaine élite et était donc un signe de bourgeoisie cléricale passéiste incompatible avec le prolétariat laïc progressiste.
Pour en revenir à la proto-messe, nous avons plusieurs indices dans l’Évangile et les Actes.
La liturgie du Verbe correspond à Jésus qui lit en hébreux, traduit en araméen et commente Isaïe. La structure générale de la messe est évoquée dans le récit d'Emmaüs.
La fraction du pain se passait sans doute au départ au Cénacle, puis chez dans la maison des fidèles aisés, puis dans les catacombes sur les tombes des martyrs.
Il est probable que cette pratique, pour des raisons techniques évidentes, soit à l'origine du culte "dos au peuple" avant d'être, dans les basiliques, ad orientem en s'inspirant aussi de la pratique des cultes antiques...
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