Cher Vianney... par Marco Antonio 2013-03-04 22:24:48 |
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... je suis désolé, mais tous les témoignages recueillis par M. Daly, à l'exception de trois d'entre eux, concernent le Pape hérétique et non pas l'élu. Donc, elles traitent d'une question différente de celle qui nous intéresse ici. Cela vaut également pour les paroles de Bellarmin.
Vous remarquez:
Tous confirment que le fait d’être manifestement hérétique constitue un empêchement de droit divin.
Vous soutenez qu’entre 1554 et 1904 une loi positive ecclésiastique créait un tel empêchement, mais que depuis un siècle il n’en est plus rien : si les cardinaux élisent un hérétique, l’Église catholique aura un hérétique comme chef visible, le Christ aura son pire ennemi comme vicaire, et on n’y peut rien parce que le bon Dieu n’a pas donné à son Église une constitution qui exclue cette éventualité : aucune loi divine, dites-vous, n’empêche le pape d’être hérétique.
Conte a Coronata, Matthaeus
« III. Ce qui est nécessaire de droit divin pour cette nomination.
(…)
« Il est exigé pour la validité que l’élu soit membre de l’Église. C’est pourquoi les hérétiques et les apostats (au moins les publics) sont exclus.
« (…)
« Si le Pontife Romain professait l’hérésie, il perdrait son autorité avant toute sentence … » Institutiones Iuris Canonici, I, 312, 316. (1950)
Badii, Caesar
« La loi actuellement en vigueur concernant l’élection des Pontifes Romains se réduit aux points suivants :
« Exclus comme incapables d’être validement élus sont les suivants :
(…) 10. Les femmes, les enfants n’ayant pas atteint l’âge de raison, les atteints d’aliénation mentales, les non-baptisés, les hérétiques, les schismatiques…
« Cessation du pouvoir pontifical. Ce pouvoir cesse : (d) par l’hérésie notoire et ouvertement divulguée. Un pape publiquement hérétique ne serait plus membre de l’Église ; c’est pourquoi il ne pourrait plus en être le chef. » (Institutiones Iuris Canonici, 160, 165) (1921)
Lefebvre, Mgr. Marcel
« L'hérésie, le schisme, l'excommunication ipso facto, l'invalidité de l'élection sont des causes qui éventuellement peuvent faire qu'un pape ne l'ait jamais été ou ne le soit plus. Dans ce cas, évidemment très exceptionnel, l'Église se trouverait dans une situation semblable à celle qu'elle connaît après le décès d'un souverain pontife. » (Interview avec Le Figaro, 4 août 1976)
Dès lors, s’il ne peut pas en être la tête, à quoi cela rimerait-il de l’y élire ? C’est la différence essentielle avec le simoniaque qui, tout pécheur qu’il est, demeure incontestablement membre de l’Église.
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