allons allons Mauges par Luc Perrin 2012-07-09 00:54:09 |
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la validité de la Messe n'est pas tout.
Je ne crois pas que Rome se contente d'un tel minimalisme ultra-minimaliste (cf. l'interview de Mgr di Noia). Les Églises orientales séparées ont des liturgies valides, autant que je sache ayant gardé la succession apostolique et des ordinations valides. Il leur manque la licéité comme pour la FSSPX.
Quant aux Messes des prêtres de la FSSPX, je ne vois pas leur rapport avec la prière interreligieuse à Assise, pas du tout. Je pense qu'ils seraient horrifiés, à bon droit, de cette analogie que vous faîtes.
Pour la question d'Aigle, le Préambule doctrinal et le statut canonique sont les 2 pages d'un même livre : les deux vont de pair depuis le début comme en 1988, le Protocole était à la fois doctrinal et pratique/canonique. Tant Rome que Menzingen ont toujours, jusqu'à présent, lié les 2 volets.
C'est peut-être une erreur d'ailleurs et j'ai toujours pensé que des progrès canoniques partiels pouvaient être faits sans atteindre la pleine réconciliation. Tout en poursuivant un dialogue doctrinal très profitable pour l'Église toute entière et que 2 petites années pouvaient difficilement épuiser. Le risque est désormais d'un vrai schisme et à entendre l'abbé Girouard, parmi d'autres, on peut se poser des questions sur le rejet à quasiment 100% du Magistère conciliaire et post-conciliaire et du doute formulé sur la légitimité du pape. Sans franchir la ligne rouge du sédévacantisme, on la mord quasiment.
La réponse à votre question sur la nouvelle journée des dupes du 13 juin 2012 est sans doute, par simple raisonnement n'ayant pas les archives en main évidemment, est celle du revirement ... à Rome.
Les indices de ce revirement possible avaient été donnés :
- dès le 16 mai par la plenaria de la CDF et le communiqué très circonspect qui en est sorti
- le communiqué très dur du cardinal Kock
- la prise de position encore plus violente du cardinal Meisner.
- les nominations opérées par le pape confirment le revirement puisqu'elles ne peuvent que froisser et inquiéter la FSSPX.
- le rapport de la visite canonique de l'I.B.P. et le ton de la lettre de Mgr Pozzo à l'abbé Laguérie avaient été un précurseur de ce possible revirement.
Maintenant, s'il est désormais clair que la réforme du N.O.M. est enterrée avec Mgr Roche, sauf miracle, il reste à mesurer l'ampleur du revirement pontifical, puisqu'in fine c'est bien le pape et nul autre qui prend la décision soit de lever les obstacles, soit de les maintenir. La porte que le cardinal Levada (et Mgr Pozzo ?) voulait refermer demeure à peine entrouverte par la désignation de Mgr di Noia. Mais on voit que si le pape n'a pas voulu claquer la porte complètement, la marge laissée à celui qui n'est que vice-président de la C.E.D. paraît faible, vue de l'extérieur.
En corollaire, Benoît XVI qui en dépit de la série de "motu proprio" consulte beaucoup et reste attentif aux épiscopats et à la diversité de la Curie qu'il a constamment préservée voire encouragée (recevoir en moins d'un mois Mgr Fellay puis Hans Küng reste un symbole) a pu juger que le prix à payer pour la réconciliation (Préambule 2è version + séisme probable lié à la Prélature personnelle) était trop élevé en l'état. Que la ligne qui entend maintenir 100% et pas 95 ni même 99% de Vatican II et des textes qui suivent reste celle qui prévaut à Rome, Benoît XVI comme Jean-Paul II regnante. Ce qui vaut pour Mgr Fellay vaudrait pour Hans Küng.
Il est sûr que ce 13 juin devient une date historique, en attendant de voir les conséquences avec le chapitre général de la FSSPX et de voir ce que cette porte deviendra.
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