Sur la nocivité des conférences pastorales et des conseils épiscopaux, par le torrentiel 2011-07-01 15:27:16 |
|
Imprimer |
nous sommes entièrement d'accord. Il n'y a pas de primauté bureaucratique accordée à une structure qui ne dégénère en apocalypse structurelle. Mais prenons un autre exemple: la collégialité! Il y a une bonne et une mauvaise collégialité, je veux dire une collégialité conforme à la succession apostolique et une collégialité qui ne l'est pas. La mauvaise collégialité, c'est "la conférence des évêques" d'un pays, qui pourrait être une rencontre informelle, sans jouer le rôle normatif qu'elle s'est donné, comme l'a très bien montré Jean Madiran dans "La trahison des commissaires" (vous voyez que, si je suis éloigné des tradis, je suis tout contre... Je connais mes classiques). La bonne collégialité, ce sont les évêques unis au pape, évêque de rome et primus inter pares. Comment distinguer la "bonne collégialité" de la "mauvaise? Par leurs effets tout simplement. La primauté de fait des décisions de la conférence épiscopale, divisée en je ne sais combien de groupes de travail, sur les arbitrages de l'ordinaire du lieu, fait que celui-ci n'est plus maître chez lui. De même, c'en est fini de l'inamovibilité des curés, déplacés à peu près tous les six ans, gage d'instabilité dans une société qui a besoin de retrouver des liens pérennes. Avec l'explosion des divorces, l'eglise donne un mauvais signe à travers l'abandon, sans faute de leur part, mais par le hasard des nominations, des domiciles paroissiaux par les curés ballotés ici et là . Ils enracinent une "pastorale" (autre terme insupportable) et à peine s'y est-on fait qu'hop là ! Il est nommé ailleurs et voici un nouveau venu qui fait comme s'il allait rester longtemps parmi nous!
Ce qui m'a fait monter la moutarde au nez, c'est ce message de Maï où elle accusait tous les évêques de protestantisme et où elle décrivait une eglise où il n'y aurait que le pape d'un côté avec ses fidèles ultramontains, et de l'autre les fidèles infidèles "avec leurs fichus évêques", tous "protestants" et "ne croyant pas en la divinité du christ", qu'en sait-elle? Respectons-nous si nous voulons être respectés! Avons-nous des adversaires? "aimons nos ennemis"! On a le droit de dire à un apôtre qu'on ne le trouve pas bon apôtre, encore faut-il le faire en respectant sa dignité d'apôtre. Ce n'est pas le premier venu dont on peut parler comme d'un homme politique au bistrot du coin ou sur la place du village entre commères.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|