flous oui et non par Luc Perrin 2026-09-06 13:09:13 |
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Là encore la règle suprême pour la "réforme" selon S.C. est l'article 23. C'est le principe herméneutique supérieur qui aurait - conditionnel souligné - dû guider les travaux du Consilium et le pape Paul VI.
Cet article est conforme à la Tradition liturgique vivante et fait allusion directe aux précédentes réformettes intervenues de Pie X à Jean XXIII. Il n'est aucunement question d'un NOVUS Ordo missae, d'une démolition et reconstruction à zéro en utilisant quelques pierres du Vetus Ordo, en fait de la liturgie romaine du IVe siècle à 1962 inclus.
Le N.O.M. déroge à S.C. et ne peut être dit, n'en déplaise au Saint-Père, "la messe de Vatican II". J'aimerais bien, pour ma part, à la suggestion initiale du fil qu'on ait "la messe de Vatican II" dans 99% des paroisses et communautés et le Vetus Ordo en rappel constant du modèle, du sacré, de la spiritualité liturgique latine/romaine dans ce qu'elle a parachevé au fil des siècles.
Le retour, massif si possible, du grégorien (cf. S.C.) et du latin pour la liturgie eucharistique (ce qui correspondait à la majorité des écrits et des Pères avant 1964), le vernaculaire n'était pensé que pour la liturgie de la Parole, constituerait un gigantesque progrès.
Aucune chance sous ce pontificat.
L'opinion initiale est une pure hypothèse d'école, hors sol en 2026 : elle est pieuse et louable mais reste dans l'univers du pontificat de Benoît XVI qui s'est achevé en ... 2013.
Dernier élément pour ce que la majorité des Pères pensaient. Un indice est le premier Synode des évêques de 1967 où l'infâme Annibale présente son novus ordo à l'essai et qui provoque une vive opposition des Pères synodaux dont la plupart avaient été deux ans auparavant à la clôture de Vatican II.
L'anarchie liturgique et autre avait pourtant commencé en 1967 mais la néo-liturgie bugniniste ne passait encore pas.
En revanche, un groupe minoritaire de Pères a bien essayé tactiquement d'insérer des éléments de "flou" en 1962-1963, ou plus précisément en décentralisant le plus possible de décisions de révision afain de contourner l'intention majoritaire. Ils avaient l'aval du clan bugniniste mais rappelons que ce dernier - on l'oublie toujours - a été mis de côté de propos délibéré par Jean XXIII quelques semaines avant l'ouverture du Concile et que le cardinal Larraona, comme son prédécesseur Cicognani d'ailleurs, était réservé à l'égard du schéma.
C'est pourquoi S.C. reflète l'opinion dominante raisonnable qui aurait conduit normalement si le clan d'Annibale n'avait pas été investi de la confiance, mal placée, de Paul VI, à une révision/réforme et une nouvelle édition du missel romain traditionnel et pas à la fabrication artificielle de 1969, le N.O.M.
Mais en même temps, par le biais de la décentralisation, les néo-liturges avec le Consilium sont parvenus à subvertir l'oeuvre du Concile et nous n'avons jamais eu à ce jour de "messe de Vatican II".
ps. sans lien direct avec le fil quoique, l'I.B.P. a fêté les 20 ans de sa création hier à Courtalain et l'ICR-SP comme la FSSP avaient délégué l'un des leurs. Une belle journée.
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