Chère Glycéra par baudelairec2000 2025-09-28 22:53:15 |
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Ce n'est pas à vous que j'apprendrai qu'il existe au sein de l'Eglise différentes écoles de spiritualité. Ne comptez pas sur moi pour vous résumer dans un condensé les principes de la spiritualité béndictine et ignatienne. Vous conviendrez que cela prendrait un temps considérable.
Néanmoins quelques éléments de réflexion, bien subjectifs, je l'admets...
Je vois chez saint Ignace et les Jésuites une tare irrémédiable, c'est le volontarisme inhérent à une suite d'exercices ou à une méthode que j'assimilerai à une préparation militaire, limitée dans le temps:
"Par ce mot d’Exercices spirituels, on entend toute manière d’examiner sa conscience, de méditer, de contempler, de prier vocalement et mentalement, et d’autres opérations spirituelles, comme il sera dit plus loin. De même, en effet, que se promener, marcher et courir sont des exercices corporels, de même on appelle Exercices spirituels toute manière de préparer et de disposer l’âme pour écarter de soi tous les attachements désordonnés et, après les avoir écartés, pour chercher et trouver la volonté divine dans la disposition de sa vie en vue du salut de son âme."
Il y a là un je ne sais quoi qui a tendance à éloigner la grâce divine des préoccupations humaines, plutôt à éloigner l'homme de la grâce divine et de ses prévenances. La liturgie nous invite souvent à demander à Dieu sa grâce pour précéder nos prières (demander à Dieu de nous inspirer ce qu'il y a de bon et d'utile pour nous) et nos actions.
Deux collectes :
« Nous vous en supplions, Seigneur, que toujours votre grâce nous prévienne et nous accompagne et qu'elle nous tienne sans cesse appliqués aux bonnes oeuvres » (16e dimanche après la Pentecôte)
« Dieu tout-puissant et éternel, qui, dans l'excès de votre condescendance (abudantia pietatis tuae), dépassez les mérites et les souhaits de ceux qui vous supplient (et merita supplicum excedis et vota), répandez sur nous votre miséricorde ; pardonnez tout ce qui alarme notre conscience et accordez-nous ce que nous n'osons attendre de nos prières (adjicias quod oratio non praesumit). » Collecte du Xie dimanche après la Pentecôte.
Quand on lit Dom Marmion, l'un des plus grands représentants de la spiritualité bénédictine, on comprend mieux ce que saint Paul écrit:
"ce n'est plus moi qui vit, c'est le Christ qui vit en moi."
Je me permets de rappeler les titres exaltants des ouvrages de ce moine:
Le Christ, vie de l'âme
Le Christ en ses mystères
le Christ idéal du moine
L'oeuvre de toute une vie, un idéal de vie sous le regard et la conduite d'un Dieu aimant et miséricordieux, et non l'oeuvre de 30 jours de course vers je ne sais quel perfectionnement spirituel.
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