Lycobates a raison. par Rémi 2025-03-05 16:55:57 |
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- L'Eglise ne peut pas ordonner une modification essentielle (quant à sa forme, sa matière, son ministre pourvu de l'intention idoine ou ... son sujet ! ) d'un sacrement qui entrainerait son invalidité.
- Si le sujet n'est pas idoine, le sacrement n'existe pas, ainsi du "mariage" de deux personnes du même sexe, de l'Ordre conféré à une femme, de la confirmation a qui n'est pas baptisé, et pour ce qui nous occupe du sacrement des malades conféré à quelqu'un qui ne serait pas en danger de mort.
Sauf que l'Eglise n'a rien changé à ce sujet, Cf. Sacrosanctum Concilium, le CEC et le CIC (ce dernier étant moins précis, concedo, parlant seulement de "danger" pour malade et non de "danger de mort" indiquent que le récipiendaire idoine du sacrement des malades est le malade en danger de mort
.
Certes l'accent est aussi bien mis sur la guérison spirituelle que corporelle, mais déjà saint Pie X rappelait que l'extrême Onction aidait aussi "à recouvrer la santé du corps, si c’est utile au salut de l’âme." , et il est rappelé dans le magistère récent que "en danger de mort" ne signifie pas "à toute extrémité", là encore à la suite de saint Pie X :
Pourquoi est-il bon de recevoir l’Extrême-onction quand on est en pleine connaissance et avec quelque espoir de vie ?
Il est bon de recevoir l’Extrême-onction quand on est encore en pleine connaissance et avec quelque espoir de vie, parce que, en la recevant avec de meilleures dispositions on peut en retirer plus de fruits, et encore parce que si, pour le bien de l’âme, ce sacrement rend la santé du corps, c’est en secondant les forces de la nature et qu’il ne faut donc pas attendre que tout espoir soit perdu.
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