Pourquoi tous les méchants, et quelques bons, défendent-ils encore Vatican II ? par vistemboir2 2023-08-26 11:58:42 |
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Article de Robert Morrison paru le 25 août 2023 sur The Remnant sous le titre : Why Do All the Bad Guys, and Some Good Guys, Still Defend Vatican II?
(Traduit à l’aide de deepl.com)
"C'est le magistère: le Concile est le magistère de l’Église. Ou tu es avec l’Église et tu suis donc le Concile, ou alors, si tu ne suis pas le Concile et que tu l’interprètes à ta façon, comme tu le veux, tu n'es pas avec l’Église. Nous devons être exigeants sur ce point, sévères. Le Concile ne doit pas être négocié, pour avoir plus de ceci… Non, le Concile est ainsi. "(François, discours du 30 janvier 2021).
Comment se fait-il que des hommes comme François, qui font tant d'efforts pour attaquer l'Église catholique et ses traditions, se battent néanmoins bec et ongles pour défendre le Concile Vatican II ? En d'autres termes, comment un homme qui s'associe aux dirigeants de la Grande Réinitialisation, qui fait progresser le mouvement LGBTQ contre la morale traditionnelle, qui s'excuse pour les efforts missionnaires passés de l'Église, qui condamne ceux qui s'en tiennent "rigidement" à ce que l'Église a toujours enseigné et qui promeut un hérétique notoire (Mgr Tucho Fernández) au poste de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, peut-il avoir ces mots dans sa lettre aux évêques accompagnant Traditionis Custodes... ? :
"Mais je ne suis pas moins attristé par une utilisation instrumentale du Missale Romanum de 1962, toujours plus caractérisée par un refus croissant non seulement de la réforme liturgique, mais du Concile Vatican II, avec l’affirmation infondée et insoutenable qu’il aurait trahi la Tradition et la « vraie Église ». S’il est vrai que le chemin de l’Église doit être compris dans le dynamisme de la Tradition, « qui tire son origine des Apôtres et qui progresse dans l’Église sous l’assistance de l’Esprit Saint » (DV 8), le Concile Vatican II, au cours duquel l’épiscopat catholique s’est mis à l’écoute pour discerner le chemin que l’Esprit indiquait à l’Église, constitue l’étape la plus récente de ce dynamisme. Douter du Concile signifie douter des intentions mêmes des Pères, qui ont exercé leur pouvoir collégial de façon solennelle cum Petro et sub Petro au concile œcuménique et, en dernière analyse, c’est douter de l’Esprit-Saint lui-même qui guide l’Église".
"Par la franchise et l'ouverture de ses débats, le Concile a mis fin à ce que l'on peut appeler la rigidité du système. Par système, nous entendons un ensemble cohérent d'enseignements codifiés, de règles de procédure casuistiques, une organisation détaillée et très hiérarchisée, des moyens de contrôle et de surveillance, des rubriques régissant le culte, tout cela est l'héritage de la scolastique, de la Contre-Réforme et de la Restauration catholique du XIXe siècle, soumis à une discipline romaine efficace. On se souvient que Pie XII aurait dit : "Je serai le dernier pape à faire durer tout cela".
"Il est certain qu’avec les 250 pères conciliaires du Coetus, nous avons essayé par tous les moyens mis à notre disposition d’empêcher les erreurs libérales de s’exprimer dans les textes du Concile ; ce qui fait que nous avons pu tout de même limiter les dégâts, changer telles affirmations inexactes ou tendancieuses, ajouter telle phrase pour rectifier une proposition tendancieuse, une expression ambiguë. Mais je dois avouer que nous n’avons pas réussi à purifier le Concile de l’esprit libéral et moderniste qui imprégnait la plupart des schémas. Les rédacteurs, en effet, étaient précisément les experts et les Pères entachés de cet esprit." (p. 167).
"Ce que nous avons pu faire, c’est, par les modi que nous avons présentés, faire ajouter des incises dans les schémas, et cela se voit très bien : il suffit de comparer le premier schéma de la liberté religieuse avec le cinquième qui fut rédigé — car ce document fut cinq fois rejeté et est revenu cinq fois sur le tapis — pour voir que l’on a réussi tout de même à atténuer le subjectivisme qui infectait les premières rédactions". (Ils L'ont découronné, pp. 167-168)
"Or, puisque la liberté religieuse, que revendique l’homme dans l’accomplissement de son devoir de rendre un culte à Dieu, concerne l’exemption de contrainte dans la société civile, elle ne porte aucun préjudice à la doctrine catholique traditionnelle au sujet du devoir moral de l’homme et des sociétés à l’égard de la vraie religion et de l’unique Église du Christ."
"De même dans la déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, dont le dernier schéma était repoussé par de nombreux Pères, Paul VI lui-même fit ajouter un paragraphe disant en substance : « cette déclaration ne contient rien qui soit contraire à la tradition ». Mais tout ce qui est dedans est contraire à la tradition ! Alors quelqu’un dira : mais lisez ! c’est écrit : il n’y a rien de contraire à la tradition ! — Eh oui, c’est écrit… Mais il n’empêche que tout est contraire à la tradition !" (pp. 168-169).
"Le troisième aspect nouvellement mis en avant a été le plus controversé. Le texte tente de souligner la continuité des déclarations de l'Église officielle sur cette question. Il dit aussi qu'il 'laisse intacte la doctrine catholique traditionnelle sur le devoir moral des hommes et des communautés envers la vraie religion et l'unique Église du Christ' (n. 1). Le terme "devoir" a ici une application douteuse aux communautés dans leur relation avec l'Église. Plus loin dans la Déclaration, le texte lui-même corrige et modifie ces affirmations antérieures, offrant quelque chose de nouveau, quelque chose qui est tout à fait différent de ce que l'on trouve, par exemple, dans les déclarations de Pie XI et de Pie XII. Il aurait été préférable d'omettre ces formules compromettantes ou de les reformuler en fonction du texte ultérieur. L'introduction ne change donc rien au contenu du texte et il n'y a donc pas lieu d'y voir autre chose qu'un défaut mineur".
"En bien trop d'occasions, ils juxtaposent des points de vue opposés sans établir de véritable lien interne entre eux (...) Il y a pourtant, à la base de tous ces documents, une intention de renouveau à partir de laquelle des réformes peuvent émerger après le Concile (...) Tous les textes sont formulés de telle manière qu'aucune porte n'est fermée et qu'ils ne constitueront pas un obstacle futur aux discussions entre catholiques ou au dialogue avec les non-catholiques, comme ce fut le cas avec les décisions dogmatiques des Conciles précédents" (p. 174).
"Le dernier ouvrage de Davies me semble présenter une fois de plus les forces et les faiblesses susmentionnées. Il s'agit d'un livre important sur un sujet encore plus important (mais très négligé) : la question de savoir si (et, le cas échéant, comment) la doctrine de la déclaration de Vatican II sur la liberté religieuse, Dignitatis Humanae, peut être réconciliée avec celle des papes préconciliaires concernant les relations entre l'Église et l'État et la tolérance religieuse. Si ce n'est pas le cas (comme le prétendent nombre de ses partisans libéraux ainsi que ses opposants traditionalistes), nous sommes alors confrontés à un désastre sans précédent en deux mille ans d'histoire de l'Église. Si un concile œcuménique peut renverser la doctrine d'encycliques papales importantes, alors aucune des doctrines catholiques les plus vivement contestées aujourd'hui - concernant la contraception, l'homosexualité, l'euthanasie, l'ordination des femmes, etc. - n’est assurée. Toutes ces doctrines sembleront pouvoir être renversées ultérieurement par un futur pape ou un futur concile. Et ce prétendu précédent de changement radical est maintenant brandi comme une arme très dangereuse par les dissidents libéraux".
"La vérité est que le Concile lui-même n'a défini aucun dogme, et qu'il s'est limité à un niveau plus modeste, comme un simple concile pastoral. Malgré cela, nombreux sont ceux qui l'interprètent comme s'il s'agissait d'un 'super-dogme' qui seul a de l'importance".
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