Les gardiens du temple par baudelairec2000 2023-06-20 10:55:31 |
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merci Nemo pour prendre le temps de répondre, dans le détail, à mon post.
Il y aurait à nouveau beaucoup à dire, mais faute de temps, je ne peux m'attarder.
La pastorale contre la liturgie, le sentiment au détriment de la raison, la paroisse rurale à l'assaut de la cathédrale: dites, vous y allez fort; vous devez vous sentir bien seul dans votre réduit.
Lorsque vous mentionnez le nom de Pie XII, vous m'avez mal lu: je parlais de son prédécesseur dans un document daté du 20 décembre 1928, constitution apostolique intitulée "Divini cultus". Il semble que la défiance que vous manifestez pour Pie XII vous ait induit en erreur.
Je ne prétends pas avoir votre science et votre expérience dans le domaine de la liturgie. Vous pourriez cependant faire appel à des autorités; une fois que l'on a exclu Pie XII (Mediator Dei), que l'on a jeté l'anathème sur Parsch pour ses affinités avec le jansénisme - je n'ose mentionner Louis Duchesne, dans "Les Origines du culte chrétien", ce doit être mon côté archéologue - qui proposez-vous comme source et autorité? Votre propre expérience. Permettez que des fidèles puissent porter un jugement sur ce qu'ils expérimentent et non ce qu'ils ressentent à chaque grand-messe. Vous méprisez la pastorale, celle de Martimort et la Maison Dieu, coupables d'avoir initié la réforme liturgique -vous avez en grande partie raison - mais les fidèles avaient commencé bien avant les années 60 à se détourner de la pratique religieuse et à abandonner l'assistance à la messe dominicale. La crise ne commence pas au Concile Vatican II. Et l'erreur consiste dans le fait d'affirmer que le malaise se réduit à la seule liturgie. Il y a au fond une crise plus grave: celle de la foi.
Sachez enfin que je ne me sens aucunement rejeté dans la mesure où j'ai pris le parti de suivre la chorale. Oserais-je dire que je me sens pas concerné par les prières au bas de l'autel ni par la génuflexion au dernier Evangile, j'émets simplement le souhait qu'il n'y ait qu'un seul rythme: qu'à la grand-messe, il n'y ait qu'une seule voix et non une série de décalages entre la chorale et le célébrant (vous parlez de doublages), que l'on arrête de donner dans les cantiques et la polyphonie pour meubler les longs silences de l'Offertoire et du Canon, comme s'il s'agissait de dissuader les fidèles de s'unir aux Saints Mystères. Et là, je l'avoue, je me reconnais subjectif...
Le sujet, j'en suis sûr, refera surface. J'espère que nous pourrons échanger à nouveau.
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