Gott erhalte Karl den Kaiser ! par JVJ 2022-12-01 16:14:42 |
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Cher Monsieur l'abbé,
Merci, en cet après-midi sombre, pour ces douceurs qui m'honorent une fois de plus...
Il faudrait vous décider un jour à traverser la Meuse pour aller en Beauce, en Val de Loire et en Berry.
Vous y verriez quelques jolies églises, non des moindres, et des amis clercs, peu importe leur rite d'ailleurs...
Et la table est bonne.
Les prêtres, pour certains laïcs plus royalistes que le roi, sont déjà des anges et ne s'intéressent qu'aux canons et aux cursus des évêques, qu'au napperon que Madame lui offrira à Noël pour sa lampe de chevet... Surtout, ne jamais les laisser tranquille dans un fauteuil ou dans le jardin, ne jamais leur parler abeilles ou cuisine, ne jamais leur conseiller de revoir Le Tatoué, ne jamais leur offrir de bières (d'abbaye ou de paroisse !)... En été, par canicule, Monsieur l'abbé prendra bien un thé !?
Je connais naturellement cet hymne par coeur, et j'ai suivi les obsèques d'Otto en direct depuis le Morbihan. Je m'en souviens fort bien. J'expliquais à mes enfants qu'un monde catholique disparaissait sous nos yeux, dans un pays humilié par ses frontières aussi ridicules que celles de la Hongrie. Il s'y trouvait Mgr Brincard que j'avais reconnu. Et j'avais les images en tête de Nancy en 1951.
Zita
Images que les nationalistes de civavit ne peuvent comprendre. Ou ceux qui pensent que le duché de Lorraine et celui de Bar ont toujours été du royaume de France ! Sans chronologie et un sens de la profondeur historique, on croit aussi que la liturgie commence à Trente... ou à Vatican II !
Nancy 1951
Ce sont de véritables images, pas celles de Sissi !
Et la chapelle des Cordeliers... Le maire au balcon avec les mariés !
Si vous avez manqué un chapitre, j'ai pensé à vous dans un réfectoire célèbre de Rome en saluant l'ancien prévôt de St-Evre (en évoquant rapidement deux douloureux départs pour me resituer : souvenir d'une messe le 26 décembre 1999 chez eux, repas chez les parents d'un ancien prêtre avec M. le curé de Graffigny et retour, à 50 km / h avec les mirabelliers qui tombaient les uns après les autres le long de la route ! et qui s'envolaient même !), en foulant l'église de St-Anselme et son jardin, à genoux sur les tombes de St-Nicolas des Lorrains (avec des bancs financés par les Wendel, une dame et nous à la messe...). Le nouveau recteur était l'aumônier de mon fils aux Europe, qui ont récupéré l'ancien ! Et le premier qui me dirait que ces clercs sont des rigolos ou des jean-foutre ! Des suppôts de Benoît XVI !
Dans la collection fabuleuse des aigles foudroyé(e)s, Frédéric Mitterrand parla admirablement des obsèques de Zita. Regardez ces deux minutes. C'est tellement juste.
Vous n'imaginez pas le nombre de personnes, souvent amies, de tous les horizons qui se sont rendues avec émotion dans la crypte si chère à Joseph Roth, ce monarchiste nostalgique des Habsbourg (anathème 4587 parce que juif et publiant sans imprimatur).
La prochaine fois que je passe par Turin, promis, je ferai mes dévotions.
Recevoir les compliments d'un liturge qui n'est pas que liturgiste me flatte particulièrement.
D'aucuns diront que vous n'êtes qu'un prêtre diocésain...
Mais pas mes amis, qu'ils soient clerc, laïc ou organiste.
Vous allez bientôt changer de primat !
Zita par Mitterrand 1 min 20
Le frère qui accueillit le cercueil de Zita fut le même pour celui d'Otto. Quel rituel !
J'en parle en classe pour comprendre ce qu'est une monarchie pluricéphale et multiculturelle (aux jacobins républicains amnésiques...).
C'est autre chose que les prières juives que j'ai entendues sur le parvis de Notre-Dame pour Lustiger...
Par déférence pour un archiduc, je n'avais pas poussé la grossièreté à soussigner ici de mes initiales ou d'un pseudonyme.
Nous sommes aussi "tradis" que tous ceux qui voudraient s'accaparer la patente. Et nos chers amis curés des campagnes de bienheureuse mémoire, Emile en premier. Depuis mon salon, je vois la statue de la Vierge qu'il avait reçu pour sa communion, et le tableau qui se trouvait à gauche, le représentant disant la messe sur une barque aux Saintes-Maries.
Et puis, ut credimus, nous faisons nôtre la sentence confiée à lui par le cardinal Gerlier en 1940 à Lyon : en toutes choses, il faut savoir s'en foutre un peu.
Sentence qui est absolue authentique, pour décomplexer des séminaristes affamés et paniqués.
Le rire n'a jamais fait de mal. On aura le temps de grimacer plus tard...
Je me méfie de l'austérité ostentatoire et de l'étalage de la perfection, du droit canon soigneusement avalé chaque matin à la louche, et je plains d'éventuels enfants. Si ceux-ci sont normalement constitués, devenus majeurs et indépendants financièrement (les filles en ont-elles le droit ?), ils enverront paître une fois sur deux...
SAIR en vacances récemment...
ps : RTL a diffusé mardi à 14 h 30 une heure sur le curé d'Uruffé et les silences de Mgr Lallier (ou ses pression sur la presse alors encore catholique...). J'ai commandé l'un des livres. Le curé se servait dans son cheptel, même une veuve illico après les funérailles de son mari. Et encore à Kergonan, le Père Abbé dut intervenir. On sait le souci que M. le curé, avant le concile, eut pour sauver l'âme de son enfant de 8 mois. Il avait d'ailleurs proposé d'extrémiser sa maîtresse de 18 ans avant de la tuer. Il est toujours très important de respecter les formes. On évitera le livre mauvais du cher Raspail. De toutes les manières, il n'avait pas l'imprimatur.
Clément XV m'inspire aussi ! Quelle tragédie...
Guérard des Lauriers aurait pu y aller aussi fort ! Quelle modestie l'avait donc piqué en si bon chemin ?!...
Que les donneurs de morale ne me disent rien, car ils savent exactement de quoi il retourne. Il y a des livres et des brochures qu'on lit volets fermés...
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