Montalembert était catholique et abjura le libéralisme par Goupillon 2020-10-13 11:31:51 |
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Lorsque le libéralisme est condamné par le Magistère (encyclique Mirari vos), Montalembert rétracte ses idées libérales et abandonne le journal L'Avenir et l'hérésiarque Lamennais, en qui Montalembert voit par son obstination un nouveau Luther (voir la lettre du 19 juillet 1834). Le 8 décembre 1834, Montalembert envoie au cardinal Pacca un acte de soumission totale et rompt définitivement avec Lamennais.
C'est donc au nom des libertés réelles, du droit naturel et de la doctrine catholique que Montalembert se lance dès 1843 dans la bataille en faveur de la liberté de l'enseignement, et point du tout au nom d'un libéralisme qu'il a catégoriquement récusé (Du devoir des catholiques dans la question de la liberté de l'enseignement). Après le vote de la loi Falloux en 1850, Montalembert fut reçu à Rome par le Pape Pie IX et les cardinaux, comblé d'honneurs et créé civis romanus. A cette date, on ne peut soupçonner le Souverain Pontife de quelque compromission avec le libéralisme.
Renseignez-vous en lisant l'histoire avant de prendre la parole et d'enfiler les erreurs et les faussetés comme d'autres enfilent les perles. Ne vous contentez pas de ce que vous avez entendu et croyez savoir. Documentez-vous.
Vous ne connaissez pas le libéralisme autrement que par idées reçues. Vous vous en faîtes une idée complètement erronée. Le libéralisme est la proclamation d'une abstraction absolue : la « Liberté » des individus vis-à-vis des sociétés et des autorités, et des sociétés elles-mêmes vis-à-vis des principes supérieurs de justice et de morale, vis-à-vis de cette société religieuse, l'Église, chargée de les enseigner.
L'homme est un être religieux et social, uni à Dieu et à la société (domestique et politique). Briser ce double lien pour revendiquer l'indépendance, telle est l'erreur du libéralisme individuel proféré par Rousseau dont Robespierre fut l'ardent disciple (le Contrat social était sa bible) : l'homme est né bon, c'est la société qui le déprave.
Les sociétés (les familles, les corporations, etc., comme l'État) sont soumises à Dieu, et dans l'ordre moral à l'Église. Briser ce lien pour proclamer la « Liberté » de la société et de l'État, c'est l'erreur libéralisme social et politique.
Lisez l'encyclique de Léon XIII Immortale Dei. Vous y trouverez une matière plus certaine que vos lubies libérales mal digérées. Et méditez sur le pauvre Lamennais dont vous partagez les idées fausses.
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