C'est la commission Gaussen qui est visée par Gereo 2020-09-26 21:51:46 |
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commission un peu "fantôme", il faut le reconnaître, sous la présidence de Frédérique Gaussen, docteur en théologie, composée de huit membres anonymes "sans lien avec les Foyers de Charité, issues de provinces ecclésiastiques différentes et présentant des compétences disciplinaires complémentaires : historien, psychologue, avocat, canoniste, recteur de séminaire, spécialiste dans la lutte contre la pédophilie, expert en pédagogie, prêtre en charge des vocations." De qui ont peur ces gens pour ne pas souhaiter voir leur identité révélée ? C'est à ce point l'omerta dans l'Eglise ?
La commission a parlé de "touchers du corps" "sur le cou, sur les seins, la poitrine, le sternum, sur le dos, sur les bras, sur les fesses, sur les cuisses, sur les genoux. Certains touchers s’exerçaient directement sur la peau. Il y a eu parfois déboutonnage et reboutonnage des vêtements de la pénitente par le père Finet." "Des témoignages concordants permettent de caractériser le mode opératoire habituel du père Finet, décrit par les témoins lui reprochant ses agissements déviants pendant les confessions."
S'engouffrant dans les faiblesses supposées de la synthèse du rapport d'enquête qui s'est limitée à une approche phénoménologique, en s'abstenant de qualifier pénalement les faits, certains, dont Aline Lizotte, et un canoniste ont paradoxalement crié au procès cadavérique. C'est une opinion personnelle, mais ces mêmes-là auraient réagi pareillement pour Jean Vanier, sauf que là un jugement du Saint-Office de 1956 ne laissait aucun doute sur lui, ni sur les frères Philippe. Le déni a ses limites, et ils le savent.
Un passage emblématique de la prose de la philosophe et théologienne Aline Lizotte :
Nous ne savons pas si les actes rapportés se sont passés plusieurs fois, si le comportement du Père Finet se répétait chaque fois que ces filles se confessaient à lui. Après tout, elles étaient libres d’y retourner ou de ne pas y retourner. [...] Elles se retrouvent dans leur famille à chaque congé scolaire et pour les grandes vacances d’été. Elles n’ont rien dit, rien laissé entendre ? Possible ! Mais quand elles sont revenues à Châteauneuf, les «confessions» ont-elles repris ? Et les «chatouilles» également ? [En note] Dans le film Les chatouilles, on voit très bien la persistance des comportements libidineux. Et il ne s’agit pas de déboutonnage et de reboutonnage, mais d’actes de fellation ! Rien de tel avec les gestes déplacés attribués au Père Finet !"
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