La Salette par N.M. 2020-05-02 20:11:23 |
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Dans les deux cas, ces prophéties n'ont été connues, très commodément, qu'après la réalisation des événements annoncés.
"C'est une autre insinuation plus périlleuse sans doute pour l'existence de la dévotion de Notre-Dame de La Salette, que celle où, sous prétexte de s'indigner contre la conduite de l'un des enfants, on rapporte en détail de prétendues prophéties qui seraient relatives à la personne du chef de l'Etat et aux destinées de la France et de l'Eglise ; quoique on ne puisse ignorer, car nous l'avons dit assez haut, après nous en être assuré, que ces prédictions ne se liaient nullement au fait de La Salette, qu'elles n'avaient été mises dans l'esprit du jeune berger, et n'avaient passé dans ses discours que plusieurs années après le 19 septembre 1846. Mais heureusement, nous vivons sous un gouvernement qui est assez sûr de lui-même pour ne pas trembler devant de prétendues confidences prophétiques faites à un enfant ; assez éclairé pour apercevoir l'inanité de ces prédictions, dans le ridicule qui les accompagne !"
Cité par Michel Corteville, La Grande Nouvelle des bergers de La Salette, éd. Téqui, 2008, p. 226.
"La police de l'empereur avait appris que les voyants blâmaient Napoléon III. Mgr Ginoulhiac, avisé des propos de Maximin par l'archevêque de Lyon, et bientôt interrogé par le préfet de l'Isère (qualifié de "recteur"), répond directement au ministre des Cultes, le 8 mai 1854. Pour le satisfaire, il stigmatise les "phantasmes prophétiques" et les "mensonges" de Maximin : "Je l'ai chassé du séminaire", conclut-il (JS III, p. 229) [c'est-à-dire Jean Stern, La Salette, documents authentiques, t. III, p. 229]. Quant à Mélanie, si elle "s'est moins avancée" que son compagnon, il "l'a placée sous une surveillance sévère", et menacée de renvoi de sa communauté religieuse.
"C'est en dissociant les jeunes voyants, rigoureusement sanctionnés, de l'apparition qu'il se doit de défendre, que Mgr Ginoulhiac pourra contenter le pape et l'empereur."
René Laurentin et Michel Corteville, Découverte du secret de La Salette, éd. Fayard, 2002, p. 51, note 1.
"Un aiglon s'élèvera. Quand il sera devenu un peu grand, il tournera sur lui-même, ensuite il s'élèvera plus haut. Puis ses plumes lui tomberont, enfin sans plume il tombera sur des poignards. Il arrivera après sa mort le chaos, ensuite une vipère qui est aujourd'hui dans le sein de la France."
Michel Corteville, La Grande Nouvelle des bergers de La Salette, éd. Téqui, 2008, p. 231.
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