Il y a erreur dans la comparaison ... par Glycéra 2020-02-27 14:39:36 |
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On dit que comparaison n'est pas raison. Je ne parle pas de ce slogan, galvaudé, ou décalé. *
Je dirai autrement : "la valeur d'une comparaison n'est pas dans la ressemblance, mais dans la différence."
Je dis erreur dans la comparaison : erreur de fond dans l'emploi de ce mode d'expression, d'explication.
Quand on ne peut décrire quasi anatomiquement un objet de pensée (matériel ou idéé), quand on ne peut dis-courir par des briques logiques, il est cet autre mode : la comparaison, l'analogie, ces modes qui pénêtrent les symboles, les mystères.
Débattre en mettant en balance les moyens d'accéder à une transmission fidèle et riche de nos savoirs // aller acheter du vin pour s'oublier, c'est placer le débat à l'extérieur, en jusgeant sur l'externe.
Alors ?
La comparaison n'est pas là ! Elle n'est pas entre moyens d'élévation // achat de destructif. Elle n'est pas entre désir de bonne instruction et envie de sa saoûler. Ces exemples ne sont que des exemples contingents. Leur différence saute aux yeux.
La lecture de ces différences externes permet d'aller à l'identité des principes internes à la question. Les deux exemples illustres l'intelligence du choix de l'acte : penser aux conséquences, les évaluer, pour décider si on renouvellera ou non l'acte.
En l'occurrence : l'école est-elle dans le droit chemin vers Dieu ou bien gaspille-t-elle les ressources vers un but que je réprouve ? Le mendiant va-t-il agir pour se relever de ses faiblesses ou va-t-il s'y enfoncer ?
Solution ? Ayant vu la réalité, j'évalue si cela cadre avec mes valeurs d'agir pour Dieu.
Alors, vais-je, dans ces deux cas, savoir aider, sans participer à ce que je réprouve ?
L'école donne une réponse aisée ; je donne à nouveau ou bien je donne ailleurs. Ou bien je vais expliquer que je pense retirer mes dons parce que ci ou ça, si je pense pouvoir aider à aller mieux.
Le mendiant ? Faire preuve d'imagination dans les solutions : je lui donne, avec condition (saura-t-il tenir ?) // je donne autrement : je lui prépare avec plaisir, un vrai plat cuisiné. Et je prends ainsi l'occasion qu'il parle, qu'il parle lui, à quelqu'un pour savoir à nouveau qu'il est responsable de choisir comment il veut mener sa vie. Cela prend du temps, parfois longtemps enfoui, et un déclic quinze ans après... Dieu sait.
Voilà, Dame Eudoxie, ce que je voulais vous dire.
J'avais souvent demandé ces choses, car je suis assez imaginative, très visuelle, et qu'en sentant les points communs entre des domaines différents, je ne trouvais pourtant personne pour m'expliquer comment une comparaison pouvait être un mode de transmission des savoirs.
C'est pourtant divin : les paraboles de Jésus en sont bien la preuve.
Bon exercice, et bonne richesse de vos découvertes.
Glycéra
* Comparaison est raison, logique, mais à son vrai niveau principiel, et non dans les accidents superficiels.
En allant plus loin, c'est ainsi qu'il faut comprendre : vivre comme Jésus, et non imiter son habillement ou ses voyages à pied, ou ses gestes comme d'étendre de la boue sur les yeux de mendiants aveugles.
Le commun des gens "naturels" s'arrête aux poids des choses, et ne va ni aux fins des actes, ni aux principes intrinsèques.
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