Qui juge ? Dieu ? Soi ? Ni l'un ni l'autre ? par Glycéra 2019-02-28 22:37:03 |
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A vous lire, je ressens que vous parlez de Dieu comme extérieur à vous.
Ce qui est réel, car Dieu est discret, et s'est retiré pour laisser à l'homme son espace de liberté intrinsèque
Mais ... Dieu n'est-Il pas intérieur à l'homme qui l'appelle, qui prépare en lui-même la demeure de Dieu ? Que ce soit nommé : inhabitation, château de l'âme, faire naître Dieu en soi ou autre formule, c'est toujours le : "ce n'est plus moi, mais Dieu qui vit en moi".
= ce n'est plus moi(sous-entendu moi seul, isolé, laissé à mon seul moi-même) mais Dieu qui vit en moi (par moi, je suis un canal pour la grâce qui veut agir à transformer, convertir chacun des frères dans la Foi déjà reçue ou en voie d'être reçue).
Dieu jugera au jour où nous nous présenterons devant Lui, quand Il nosu aura appelé à nous présenter (pour quitter le temps qui couel, et entrer dans le présent éternel. Quel Dieu jugera ? Celui du dehors ou celui du dedans de nous ? Les deux "jugera", car "Il" sont le même, l'Unique : celui qui a dit "Je suis la Vérité". La Vérité jaugera, pèsera : elle est en nous si nous ne l'avons pas chassée, étouffée, débitée en miettes, ou tordue en mensonges, ou en hypocrisie.
En passant étymologie de "Crise" ? en droite ligne du grec crisis, qui veut dire choix. Une crise est un moment en croix, crucial, où il faut faire un choix de vie.
Et alors, "Hypocrisie" ? C'est hypo - choix : rester en dessous, en deça des choix que la Vie (qui a dit "Je suis la Vie" ?) nous propose à faire.Faire "comme si" mais sans s'engager dans un choix, c'est rester à moindre don : hypo-crisie. En grec est-ce qu'on ne traduit pas hypocrise en : jouer un rôle ? Donc peu ou prou un mensonge de choix qu'on ne veut pas faire, tout en ne l'avouant pas aux gens de l'entourage.
Donc, Monsieur l'abbé, votre explication me gêne, car elle n'appelle pas ce juge intérieur : c'est nous même qui jugerons, et sans indulgence, quand on ne désire pas tricher avec Dieu, car on voit tout avec la grâce et les "yeux" de Dieu. Toute la vérité de nous.
Le père Molinié ajoute aussi, en réponse à Dieu qui nous accueille : mais entre mon enfant, je t'espérais tant !
- Oh, Dieu, s'il Vous plait, puis-je passer par la buanderie enlever les taches qui restent à mon vêtement ? (Buanderie = Purgatoire !)
tant on aura une vue claire, évidente, vraie, pure de l'état de notre âme si souvent salie et mal nettoyée sur terre.
Je ne sais ce que vous penserez de tout ceci.
Ce me fut si salvateur, et si unifiant pour moi, que c'est cette découverte, malgré une enfance baignée de caté jansénisant, qui me fit enfin goûter de prier Dieu comme Père très fort, très bon, très doux, car très juste, et je lui tends ma menotte depuis que j'ai réuni aisni l 'extérieur et l'intérieur de moi. Dieu est ... partout, n'est-ce pas ? Sauf du coeur de celui qui le chasse, car Dieu est poli, et ne s'incruste pas ! disait un vieux curé de mon enfance.
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
qui espère avoir su expliquer ce qui se conçoit en elle...
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