D’autre part, la forme prescrite par l’Eglise ne peut être déficiente.
Certes, mais comment pourrait-elle avoir été prescrite par l’Église si elle
contredit la nature de la messe : celle de leur N.O.M. interdisant au célébrant, de l’aveu même de ses concepteurs, d’y prononcer des prières à voix basse, alors que le concile de Trente, traitant de la messe catholique en général, juge digne d’anathème
le principe même d’une telle interdiction.
C’est pour avoir reconnu l’existence de telles contradictions que les auteurs du
Bref examen critique écrivaient que le N.O.M. mettait les catholiques dans l’
obligation de choisir. Et c’est bien la conclusion qu’en ont tirée logiquement les premiers prêtres¹ qui se sont refusés à le célébrer, les autres s’évertuant à prétendre (comme dans un célèbre
motu proprio...) que les deux formes étaient de même nature.
Je ne juge évidemment pas leur conscience – ni celle des évêques anglicans dont parlait Léon XIII – mais
objectivement, soit ils ignorent l’enseignement de l’Église au sujet de la messe, ou à tout le moins le degré d’autorité de cet enseignement, soit ils sont brouillés avec la logique. “Est, est, non, non” (Matt. V, 37)...
V.
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¹ Prêtres au sens large puisque nous savons qu’au moins un évêque, Mgr de Castro Mayer, était du nombre dès cette époque. La plupart, il est vrai, continuaient à croire par ailleurs que l’autorité de Paul VI n’était vraiment pas engagée mais, comme vous l’écrivez, c’est une autre histoire...