Mgr Ravel aborde cette question qui touche Mgr Wuerl par Luc Perrin 2018-10-06 14:51:06 |
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au moins pendant les 18 ans de son épiscopat à Pittsburgh puisqu'il est cité 169 fois dans le Rapport du Grand jury de Pennsylvanie et pas de façon élogieuse !
Dans sa Lettre pastorale Mieux vaut tard, page 26, il écrit au sujet du réflexe de protection de la réputation de l'Église qui a été mis au-dessus de la vérité et de la simple justice :
"L’application au Droit commun implique le signalement à la justice civile avant toute forme d’action privée. L’Église n’est pas une « boîte noire » qu’on n’ouvre qu’en cas d’accident grave, si on la retrouve, si on retrouve les dossiers. On a indûment opposé la primauté du droit de l’Église sur le droit civil. Comme si l’institution ecclésiale pouvait fonctionner « hors sol », comme si les chrétiens s’abstenaient d’être patriotes, comme si l’Esprit inspirait l’Église en matière de droit criminel... et nous pourrions rajouter beaucoup de comme si qui traduisent une méconnaissance du mystère cristallin, d’une Église qui reflète par sa transparence la lumière divine comme le cristal la lumière terrestre.
La vigne grandit aussi grâce à la vigilance du vigneron.
La solidarité, devenue une façon d’être, appelle une vigilance en Église. On ne peut pas, si on est habité par cette solidarité, invoquer des clauses de discrétion ou d’indépendance et ignorer notre devoir de veille. On ne peut plus laisser faire un responsable de pastorale sans l’aider à être prudent.
Faut-il des exemples concrets ? Pourquoi laisser partir tout seul un prêtre avec des jeunes en soirée ou en camp de vacances ? Certes, « il sait faire », « on lui fait confiance », « on n’a pas le temps », « il est payé pour ça... »
Un souvenir de jeunesse me revient : nous partions en retraite au moins une fois par an avec les servants d’autel de ma paroisse. J’avais alors une vingtaine d’années et je ne comprenais pas pourquoi notre curé ne partait jamais seul, mais toujours accompagné au moins d’une dame ou d’un couple. Il n’avait pas de chambre « à part » mais il dormait au milieu du dortoir avec nous tous, espérant peut-être que nous nous endormirions plus vite (espoir déçu je peux le confesser aujourd’hui). Quand il nous recevait au presbytère c’était toujours dans le salon, ouvert à la vue de tous. Une autre génération...? Peut-être...
Dans la Bible, il est souvent parlé de vigilance.
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