Évitons d'avoir une vision magique du mariage par Chicoutimi 2018-09-16 21:23:11 |
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Premièrement, dans les sociétés occidentales - donc dans les sociétés qui connaissent davantage de problèmes avec les abus sexuels au sein du clergé - la grande majorité des personnes ne sont pas, comme en Afrique, ''soit mariée, soit prêtre ou religieux''. Il y a (et c'est malheureux) beaucoup de concubinages, d'unions civiles, de remariages et bien d'autres cas de figures. Il est donc bien difficile de croire que des prêtres occidentaux puissent avoir accédés à la prêtrise dans le but de cacher leur incapacité à se marier (puisqu'il n'y a pas de grandes pressions allant dans le sens de se marier en Occident).
De plus, ce qui m'a toujours étonné avec ces sociétés occidentales, c'est de voir que, d'une part, on méprise l'institution du mariage, mais que, d'autre part, on présente le mariage comme étant la grande solution uniquement lorsque l'on aborde le sujet des prêtres ou encore des homosexuels. Mais ne soyons pas dupes. Si vraiment notre monde croyait que le mariage était la solution à tous les problèmes, pourquoi le mariage est-il si dénigré? Avant de vouloir marier les prêtres, il serait peut-être plus approprié de rappeler à nos concitoyens qu'avant de vivre sous le même toit et avant d'avoir des enfants, la première étape serait de se marier.
Deuxièmement, je ne vois pas en quoi le mariage serait une solution pour les pervers sexuels. Je regrette mais, si quelqu'un est déviant ou pervers, non seulement sa place n'est pas dans la prêtrise mais elle n'est pas non plus dans le mariage. L'état de mariage suppose aussi une forme de chasteté, qui n'est pas la continence perpétuelle évidemment mais qui exigence la fidélité et le respect de l'épouse lorsque celle-ci ne peut pas, ou ne veut pas (d'une manière raisonnable), avoir de rapports pendant certaines périodes (et cela vaut toujours même si elle tombe malade gravement au point de ne plus pouvoir du tout). Et ajoutons à cela que si madame décide de partir avec un autre, l'époux n'en est pas moins tenu, dans cette situation, à vivre la chasteté et ce d'une manière qui se rapproche nettement du célibat sacerdotal (et qui s'avérerait certainement plus difficile que le célibat sacerdotal car, dans ce cas d'un mari qui a été laissé par son épouse, le célibat n'est pas choisit librement, comme dans le cas des prêtres, mais est en quelque sorte imposé).
Enfin, je n'aime pas beaucoup lorsque l'on dit que l'on ''exige'', ''oblige'' ou ''impose'' aux prêtres le célibat. Le célibat est leur appel premier (avant même celui du sacerdoce) et la réponse à cet appel s'est faite de manière libre. Si leur célibat est considéré comme une exigence dont ils doivent se défaire, pourquoi alors la fidélité des époux, dont la promesse a été faite librement, ne serait-elle pas, elle aussi, une exigence dont ils doivent se départir?
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