il y a des fidèles de la FSSPX qui ne reconnaissent pas la légitimité du pape (ou qui en doutent) et donc des évêques. Voire qui nient ou mettent en doute la validité des sacres et ordinations. Inutile de les inciter à aller voir le curé du coin qui pour eux n'est peut-être qu'un laïc ou, pour les plus âgés, un prêtre n'ayant pas plus de juridiction que la FSSPX.
Dans la logique que vous décrivez, c'est tout à fait correct, mais pour recevoir le consentement réciproque des époux il ne faut pas être prêtre.
Quant à la juridiction, il est bien vrai, dans cette même logique, que la plupart des curés existant dans l'église conciliaire n'a jamais eu de juridiction ordinaire ou l'ont perdue par une hérésie formelle et notoire, et que par conséquent ils n'en ont pas plus que les prêtres de la FSSPX.
Est bien malin qui est en mesure de repérer un prêtre avec juridiction ordinaire en 2016.
Tout cela est vrai mais ce n'est pas tout. Les paroisses canoniquement érigées
tempore non suspecto et existantes encore aujourd'hui dans nos diocèses sont, et restent, même si elles ont été piratées depuis longtemps par les modernistes, les dépositaires de ce que furent avant la mainmise moderniste les archives et registres de l'Église (baptêmes, confirmations, mariages, décès,
status animarum). Ce n'est pas anodin.
Même si on ne peut pas récupérer ces structures, ni continuer à les utiliser de façon pleinement catholique, on n'a pas du tout intérêt de s'ériger en structure parallèle, on n'en a d'ailleurs pas l'autorité ni la juridiction, et de créer ainsi une anarchie bien plus grande encore avec tous les risques que cela comporte.
Ceci dit, le temps avançant, nous comptons maintenant plus d'un demi-siècle après le cataclysme conciliaire, je veux bien admettre que les conditions prévues dans le can. 1098 (
si haberi vel adiri nequeat sine gravi incommodo parochus vel Ordinarius vel sacerdos delegatus qui matrimonio assistant, et ce dans le délai d'un mois) pour se marier sans prêtre ou devant un prêtre non-délégué, peuvent se réaliser de plus en plus souvent.
Mais il me semble que cela ne dispense pas du devoir d'en notifier la paroisse de l'épouse. Ni même, au préalable, d'avoir fait au moins l'essai de faire recevoir et enregistrer le consentement à cette paroisse.
Serva ordinem, et ordo te servabit.