Ne pas confondre Ostpolitik et relâchement envers le communisme par Athanase 2014-05-09 11:30:29 |
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Viannney,
Au risque d'un désaccord, je ne mets pas l'Ostpolitik sur le même plan que la question du communisme. En soi, l'Ostpolitik, qui est surtout le fait de Paul VI, est un volet diplomatique, non une attitude doctrinale, qui trouve ses racines dans la diplomatie du Saint-Siège. Ses origines ? On peut citer la négociation avec l'URSS, dans les années 1920, expliquant le fait que l'encyclique Divini Rédemptoris ne soit intervenue que tard; la main tendue de Pie XII de 1952 dans sa lettre apostolique aux peuples de Russie certes non suivie d'effet, etc.
On ne peut pas reprocher au Saint-Siège ses accommodements. Les accords avec certains États communistes (la Hongrie) n'ont pas abouti, par exemple, à étendre la crise de l'Église, dans ces pays, ce qui est significatif. Je n'ai pas le souvenir que l'Eglise hongroise ait poussé à la déliquescence à l'instar des Églises occidentales.
L'Ostpolitik aurait très bien pu se dérouler dans une Église non secouée par Vatican II et ses suites. On ne compte les États aux orientations divergentes, si ce n'est opposées, ayant des relations soutenues. On voit difficilement comment l'Église y échapperait. Si cela ne s'est pas fait avant 1962, c'est aussi parce l'opposition venait aussi de Moscou, non du seul Saint-Siège.
A ce regard, je rappelle que le lien entre progressisme et présence d'un État communiste est loin d'être avéré. L'Eglise catholique de Chine (je parle des ceux qui avaient un statut officiel) à gardé la messe en latin jusqu'en 1992 !
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