Séminaires par Paterculus 2014-02-15 22:29:15 |
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Malheureusement, mon cher Bertrand (quel beau prénom, c'est presque Bernard !), oui, il est "imaginable et concevable que ... nos pretres ne reçoivent même pas au séminaire la base qui leur permettrait d'avoir un minimum de discernement".
Le droit canon stipule que les candidats au sacerdoce doivent avoir le niveau (intellectuel et culturel) de ceux qui sont admis aux études supérieures. En clair il doivent avoir le niveau bac, ce qui n'est pas grand-chose dans la France contemporaine. Mais figurez-vous qu'on a ordonné un grand nombre de prêtres qui sont entrés au séminaire en n'ayant que le niveau BEPC.
Il y a chez certains "formateurs" dans les grands séminaires un mépris très net du prêtre diocésain.
Tenez, voici une anecdote, dont je ne puis garantir l'historicité pour les détails, mais que je vous livre telle qu'on se la raconte entre prêtres.
Donc, on avait fait appel, faute de mieux, dans le séminaire interdiocésain de X, à un prêtre d'un institut réputé pour sa formation spirituelle afin de donner les cours de patristique. A la fin de l'année, le supérieur fait venir le patristicien et lui dit en substance : "Vous voyez, ici on ne forme que des prêtres diocésains, vous visez trop haut, alors merci beaucoup." Bref le professeur était "remercié". Et le lendemain, en ouvrant "La Croix", le supérieur de séminaire apprend que le gars qu'il avait remercié la veille devient son nouvel évêque !
Encore une ? Un séminariste vient trouver le supérieur et lui dit son étonnement qu'un de ses confrères n'aille à aucun cours. "Cela fera un bon prêtre de campagne !" fut la réponse. Vous voyez le mépris et des paysans, et de leurs curés, chez ce "formateur" de futurs prêtres.
Bref, vous le voyez, on n'est pas sorti de l'auberge.
Et encore je ne parle pas des évêques. L'un d'entre eux, qui m'a calomnié récemment dans une réunion d'évêques, a une licence de lettres classiques, paraît-il. Eh bien figurez-vous qu'il a soutenu dans l'Homme Nouveau que le mot latin labes était correctement traduit dans la préface de l'Immaculée Conception par "séquelles" ! Le même soutient que si l'on a dû refaire une traduction liturgique de la Bible, c'est uniquement parce que la langue a évolué. Vous voyez le degré de bêtise : on est capable de comprendre le français parlé par Jeanne d'Arc il y a six cents ans, mais en quarante ans le français a tellement évolué qu'il a fallu un chantier de dix sept ans pour reprendre à zéro la traduction de la Bible !
Non, je vous le dis, on n'est pas sorti de l'auberge.
Votre dévoué Paterculus
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