oh comme j'aimerais le faire mais par Luc Perrin 2013-07-30 16:11:11 |
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puisque vous semblez avoir des accès privilégiés aux archives vivantes de la Congrégation pour les religieux (j'abrège) ... je suis tout prêt à les consulter.
Souvent même 50 ans voire 100 ans après, nous autres historiens n'y avons toujours pas accès.
On peut supposer que la "solution" sous Benoît XVI aurait été conforme au droit général de l'Église, ce que S.P. demeure à ce jour, plutôt qu'une dérogation bizarre, plutôt contraire aux intérêts de l'institut concerné et piétinant si ouvertement le droit reconnu à chaque prêtre de rit latin.
Rappelons qu'en 1999, un fameux texte - connu sous son n° de protocole - de la Congrégation pour le culte divin avait souligné qu'en matière liturgique, pour les prêtres, la loi liturgique générale imposait le maintien de leurs droits à célébrer : en 1999, c'était la Forme ordinaire pour les prêtres de la FSSP, sans rien préjuger du charisme propre de la société de prêtres et sans l'imposer.
Si le présent décret du cardinal Aviz s'était borné à cela, il n'y aurait pas matière à débat. Tel n'est pas le cas et il y a bien une restriction posée, indûment à mon sens, au droit général des prêtres de cette congrégation.
Le caractère incongru de la décision saute aux yeux par le fait qu'elle s'écarte brutalement du droit commun et est imposée par Rome qui plus est. Dès lors, il est légitime de s'interroger sur le pourquoi et aussi, sans oublier comme le cardinal-préfet brésilien la loi générale qu'est Summorum Pontificum, on peut s'inquiéter des conséquences sur l'Église universelle d'une disposition d'esprit si manifestement hostile envers la Forme extraordinaire, ratifiée par le Saint-Père dans un texte législatif et disciplinaire.
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