Si j'ai bien compris, en substance ce que vous dites c'est qu'il faut se plier au système pour le vaincre.
Mais alors pas du tout. Parce qu'il ne s'agit pas du système, mais d'une partie du système, celle qui prône le Mariage pour Tous. Un système aussi en place que le système médiatique ne se combat pas de manière univoque et frontale. C'est petit à petit que ça se passe. Et il ne s'agit pas tant de "vaincre" que de transformer de l'intérieur, d'habiter différemment.
1) Je ne crois pas du tout que ce soit très évangélique cette attitude là.
A aucun moment, le Christ ne condamne le système qui le condamne pourtant. Il rappelle que l'autorité en place ne provient pas d'elle, qu'elle est traversée par quelque chose de plus grand, mais il ne condamne jamais l'existence du système en soi. Et d'ailleurs, on a tous besoin d'un système d'interprétation du monde pour se positionner et avancer.
2) Je peux vous dire que d'un point de vue strictement tactique c'est déjà raté : la confusion créé par la soumission aux diktats médiatiques a déjà créé une rupture de fait chez les catholiques qu'il ne sera pas facile de réparer.
Faut-il vous rappeler que cette division existe depuis déjà fort longtemps ? Comme je le rappelais dans un post plus haut, on ne compte pas les polémiques infra-catholiques, sur au choix, la Life Parade, Catho Style, les JMJ, la Manif pour Tous, la Marche pour la Vie, où on retrouve TOUJOURS la même dialectique.
Se mettre derrière le drapeau des médias ou celui du Christ ?
Pouvez-vous m'expliquer ce qu'implique le drapeau du Christ au niveau formel ? Je ne pense pas que vous le puissiez parce que personne ne peut dire que FB ou Civitas représente mieux les catholiques que quelqu'un d'autre. Les sensibilités étant différentes, chacun se reconnait soit dans l'un, soit dans l'autre. FB ne se met pas derrière les drapeaux des médias, on peut aussi dire qu'elle a la délicatesse de plier au système d’interprétation médiatique (donc sans "homophobie" apparente) pour faire passer un message qui lui, est bien plus important. Ce n'est pas de la soumission, mais de la compréhension des enjeux. A l'inverse, on peut comprendre aussi la démarche de Civitas à rappeler l'enseignement de l'Eglise, et à le défendre, parfois de manière un peu maladroite. Pour moi, celui qui défend le drapeau du Christ, c'est celui, quelque soit son camp, qui est animé le plus possible par l'exigence de charité, et de vérité. Et eux, on les trouve partout. La forme n'est pas indiqué par le Christ.