Vous le dites par Rémi 2012-12-07 21:39:05 |
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vous-même comme moi, cher M. l'abbé, il s'agit d'une langue
- chantée (dans son usage vocalisé le plus courant et pourtant déjà réservé et rare: la liturgie)
- qui n'a pas varié depuis fort longtemps, figée donc
- liturgique et différente de la langue des autres usages quotidiens
Toutes caractéristiques qui sont le contraire de celles d'une langue vivante, qui est habituellement parlée, en évolution constante, et non réservée à un culte ou un usage très spécifique, hors du quotidien.
Culturellement une "deuxième langue maternelle" pour les catholiques de rits latins, si vous voulez, et encore, voyons les choses en face, une langue que même avant le dernier Concile très peu d'entre ces fidèles catholiques, comme aujourd'hui, comprenaient et avaient l'occasion de "parler", de vocaliser disons, en dehors des actes du culte (avec missel bilingue ou traduction évidente ou bien connue) et à la rigueur de prières domestiques, presque essentiellement le chapelet, et encore. Des formules connues et qui reviennent régulièrement, un vocabulaire spécifique et d'usage particulier, dans un cadre précis et limité, ce n'est bien sûr pas à proprement parler une langue maternelle. Suivre la Messe dans son missel et avoir l'intelligence des formules du culte ne permet pas d'avoir une conversation en Latin à propos du temps qu'il fait.
J'entends bien cependant ce que vous dites, du Latin comme langue maternelle, en tant que l'Eglise est notre Mère.
Langue de l'Eglise donc, mais une langue morte. A nouveau il n'y a rien là de péjoratif. Voire langue de l'Eglise aujourd'hui parce que langue morte, Cf. le passage de Veterum Sapientia proposé par l'ami Justin plus haut.
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