Clairement une langue morte. par Rémi 2012-12-07 19:59:09 |
|
Imprimer |
Et heureusement. Le sens des mots employés est ainsi figé définitivement.
Tandis que par exemple si vous prenez un texte en Français du XVIème ou du XVIIème et n'êtes pas trop au fait de l'évolution de notre langue, vous risquez le contre-sens à chaque ligne. Avec une langue morte, ça n'arrivera jamais (sauf traductions bêtes ou fautives) .
Avec le latin, nous "lirons" et surtout nous saurons demain ce que l'Eglise a dit hier ou il y a un millénaire comme ... aujourd'hui.
Si le Latin était une langue vivante, alors pourquoi l'employer elle plutôt qu'une autre, plutôt que l'Anglais par exemple, dans un soucis d'universalité, pour la liturgie, pour l'expression officielle (dogmes, encycliques ... ) de la foi ? Mais non, bien sûr, et précisément parce que le propre d'une langue vivante est d'être changeante, ce que ne sont ni la liturgie (expression de la foi) , ni le dogme (ses contenus), ni les enseignements des Pontifes romains, du moins en tant qu'ils concernent la foi ou les moeurs.
Sans compter le rapport historique de l'Eglise avec cette langue, le fait que le répertoire grégorien n'est par nature fait pour aucune autre, et tant d'autres raisons (et les raisons profanes: les immenses pans de culture occidentale, littérature, philosophie, histoire, sciences etc. exprimés dans cette langue depuis l'Antiquité jusqu'à la Renaissance, voire au XIXème siècle et sûrement au delà) qui font que nous devons faire vivre cette langue pourtant morte, mais certes pas comme une langue vivante !
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|