Oui et non par Paterculus 2012-12-07 21:09:56 |
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Si l'on veut dire qu'une langue morte est une langue qui n'est plus parlée par les mamans à leurs enfants, le latin est une langue morte.
Comme on l'a souligné dans ce fil, un avantage du latin est que sa situation de langue morte au sens ci-dessus le rend peut variable et donc propre à rendre compte des "vérités éternelles" - le dogme, etc.
Mais si l'on veut dire que plus personne ne s'exprime en latin, c'est une contre-vérité manifeste. Il n'y a pas que l'Eglise qui utilise le latin.
Et je ne vois pas pourquoi on devrait considérer comme ridicules les groupes qui veulent conserver au latin son caractère de langue propre à exprimer les réalités contemporaines, et à l'utiliser pour les besoins du quotidien.
J'ai connu le cas de deux veufs qui s'étaient remariés ensemble : lui était italien, elle française, ils s'étaient connus à une réunion de latinistes, étant tous deux professeurs de latin. Ne connaissant pas la langue l'un de l'autre, il ne se sont jamais parlé qu'en latin !
Il est vrai que le latin continue d'évoluer, mais c'est à l'intérieur de limites assez bien définies. Le latin de Vatican II n'est pas celui de Pie XII.
Cependant la norme reste de s'inspirer du latin des "classiques", de Cicéron à Saint Augustin. Une autre norme, interne à l'Eglise, est de garder le sens des mots dans les définitions de la foi et des moeurs.
La déclaration que vous rapportez, cher Eucher, est donc malheureuse et contre-productive eu égard aux intérêts de l'Eglise en ce domaine.
Merci de nous l'avoir communiquée.
On a comme l'impression que ce professeur a voulu se "déringardiser", mais je ne sais pas comment traduire ce verbe en latin...
Votre dévoué Paterculus
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