le relativisme à la source de la perte de la Foi par jejomau 2012-08-30 14:29:23 |
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Benoît XVI est aussi inquiet que vous. Mais pour lui, "l'irénisme" qu'il remarque lui-même en matière de dialogue inter-religieux n'est pas dû à Vatican II . Il est dû au fait que dans l'esprit des gens (laïcs, prêtres, évêques) une opinion se répand - qu'on pourrait appeler le "religieusement correct" (c-à-d : "que tout le monde pense comme çà donc je penserait moi aussi comme çà"... - selon laquelle "la vérité ne serait pas accessible à l'homme". Il "suffirait que l'on se fixe des règles pour pouvoir améliorer le monde". Or dit-il, la Foi doit alimenter l'oecuménisme. Et le dialogue doit donc puiser dans la Tradition, l'Ecriture Sainte, et la Ministère Pétrinien (Magistère)..
Par conséquent le Saint-Père ne lie pas la perte de la Foi à Vatican II mais au relativisme qu'il a d'ailleurs déjà dénoncé.
RAVIVER LA FOI
"la foi court le risque de s'éteindre par manque d'alimentation. On assiste à une profonde crise de la foi et à la perte du sens religieux, qui représentent le plus grand défi de l'Eglise. Raviver la foi doit être la priorité de toute l'Eglise et j'espère que l'Année de la foi...contribuera à replacer Dieu dans ce monde, à ouvrir aux hommes les portes de la foi et de la confiance en ce Dieu qui nous a aimé jusqu'au bout en Jésus-Christ".
il a abordé les aspects doctrinaux touchant au processus oecuménique: "Reconnaissant les nombreux fruits récoltés par le dialogue, il faut aussi reconnaître le risque d'un faux irénisme ou de l'indifférentisme, étrangers à l'esprit de Vatican II, et être vigilants. Ces travers sont causés par l'opinion croissante selon laquelle la vérité ne serait pas accessible à l'homme. Il serait ainsi suffisant de se donner des règles pour pouvoir améliorer le monde. La foi serait remplacée par un moralisme sans racine profonde. A l'inverse, il y a au coeur de l'oecuménisme authentique la foi par laquelle l'homme trouve la vérité révélée dans la Parole. Sans cette foi, tout le mouvement oecuménique se réduirait à une sorte de contrat social auquel on adhérerait par intérêt général. La logique conciliaire est totalement différente car il s'agit de la recherche sincère de l'unité des chrétiens comme dynamique qu'anime la parole de Dieu".
Puis le Saint-Père a parlé de "la question cruciale marquant transversalement le dialogue oecuménique: la structure de la révélation, le rapport entre Ecriture, Tradition vivante de l'Eglise et Ministère pétrinien, comme témoin de la foi véritable. Il est fondamental de distinguer entre Tradition et traditions... S'il existe une richesse spirituelle dans les diverses confessions chrétiennes, expression de l'unique foi et don à partager...il faut traiter avec courage les questions controversées, dans le respect et le respect. Il est important d'offrir une interprétation correcte de ce qu'est l'ordre ou hiérarchie dans la vérité doctrinale catholique, telle que la définit le décret conciliaire Unitatis Redintegratio". Si les documents de travail produits par les différents dialogues oecuméniques "constituent un fruit important, quoique provisoire, de la réflexion commune" il faut reconnaître "leur valeur particulière comme contributions proposées aux autorités compétentes de l'Eglise, seule en mesure de les juger définitivement". Benoît XVI a conclu en abordant la problématique morale: "Dans nos dialogues, nous ne pouvons oublier les grandes questions morales touchant à la vie et à la famille, à la sexualité et à la bioéthique, à la liberté, à la justice et à la paix. Nous devrions en parler d'une seule voix en revenant à ce que dit l'Ecriture et de la Tradition vivante.
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