Non par Accipiter 2012-05-12 11:11:47 |
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La divulgation d'une correspondance privée requiert l'accord de l'auteur et du destinataire. Pas seulement de l'un ou de l'autre.
En France, la divulgation non autorisée par l'émetteur d'un courrier (postal ou électronique d'ailleurs) est une violation du secret des correspondances qui engage la responsabilité pénale de l'auteur de l'infraction sur le fondement de l'article L 226-15 du Code Pénal (1 an de prison et 45 000€ d'amende).
Ailleurs en Europe, il y a l'article 8 de la déclaration des droits de 1950, dont la transposition en droits nationaux est obligatoire, mais le texte est plus flou. Ailleurs encore, c'est très variable.
NB : l'article du code pénal français désigne "le fait, commis de mauvaise foi, d'intercepter, de détourner, d'utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues". La notion de "mauvaise foi" est généralement reconnue dans la "présomption d'accord" de l'émetteur, alors que ce n'est objectivement pas le cas. Comme manifestement dans l'échange entre les évêques de la FSSPX de courriers privés qui auraient dû le rester.
Mais le problème est plus moral que juridique, ici, comme l'a relevé Mgr Fellay.
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