Arriver à un rite convergent... par Paterculus 2012-03-13 17:19:48 |
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... dans deux ou trois siècles peut-être !
La simple prudence pastorale impose absolument de ne rien brusquer.
Cette prudence repose sur deux piliers.
D'abord le pilier psychologique : la plupart des prêtres sont attachés à "leur" missel, et c'est légitime, et ils ne veulent pas qu'on interfère dans leur vie spirituelle dont le centre est la messe. C'est particulièrement vrai pour ceux qui ont changé de missel en cours de vie, mais c'est vrai pour tous ceux, d'un bord ou de l'autre, qui ont eu à défendre leur attachement au missel dont ils se servaient, contre des gens qui le critiquaient.
Ensuite il y a le pilier doctrinal. On a vu les dégâts d'un changement trop important et trop brusque : le relativisme en liturgie en est un des fruits, avec tout son cortège d'abus. On a vu les dégâts de l'orgueil des spécialistes de la science liturgique, qui les a conduits à mépriser la liturgie de l'Eglise. Et ce danger nous guette tous, chacun à notre niveau. Nous devons être attentifs à justifier nos choix, sans penser que nous avons le point de vue définitif sur la quintessence de la liturgie.
Alors comment se fera cette convergence ? Par des choses que seront permises mais pas imposées. Dés lors c'est la foi des fidèles dans leurs communautés priantes qui conduira aux bons choix. Et les vocations qui naîtront dans les communautés ayant fait les meilleurs choix perpétueront ces choix.
Cela ne doit pas empêcher d'avoir des guides pour ce qui doit être permis ou introduit en vue de la convergence en question.
Le premier guide est l'ancien missel, puisque les Pères conciliaires ont voulu que la réforme aboutisse à quelque chose qui soit en continuité avec les anciennes formes liturgiques.
Mais l'autre guide est précisément ce que les Pères conciliaires ont dit, eux qui ont été formés justement dans ces anciennes formes : on ne peut exalter la force spirituelle de celles-ci tout en disant que les évêques qui en ont vécu n'ont dit que des bêtises.
Ce que j'aimerais qui me soit permis quand je dis le missel ordinaire : de dire la messe face à Dieu seul , en latin au moins pour la liturgie eucharistique ; de donner la communion sur les lèvres ; de ne pas avoir de filles pour servir la messe ; et à plus long terme, d'avoir un offertoire qui tienne la route, d'avoir un lectionnaire issu de l'ancien mais plus varié et qui tienne compte d'un certain nombre de trouvailles heureuses du lectionnaire ordinaire pour les temps privilégiés, d'avoir des prières au bas de l'autel, etc.
VdP
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