Croyez-vous vraiment à ce que vous dites ? La société actuelle ne ferait-elle aucune morale sur la sexualité ? L'école actuelle serait-elle neutre ?
Il me semblait, moi, que l'on défendait la contraception - ce qui signifie l'amour libre. Il me semblait que l'on défendait l'avortement. Il me semblait que l'on interdisait de considérer l'amour homosexuel comme inférieur. Il me semblait que l'on commençait à défendre une "théorie du genre" niant l'identité de l'homme comme celle de la femme.
Ne voyez-vous vraiment pas que tout cela constitue une doctrine ? Une morale, même - parce que ce n'est pas discutable ?
J'étais dans l'école publique il y a quelques années ; on m'a bel et bien enseigné cette doctrine. J'aimerais que les écoles publiques ne la prennent pas à leur compte.
Quelle neutralité ?
Bien sûr je ne suis pas complètement naïf, il y a bien des immixtions idéologiques parfois dans les programmes scolaires. Cependant je suis plus prudent sur leur véritable écho dans l'enseignement de tous les jours. Vous reprochez la "défense" de la contraception, quand on m'en a parlé, c'était plutôt l'information sur une possibilité. Les lois de la république permettent d'avoir recours à l'IVG dans certaines conditions, ces dernières étaient donc naturellement énoncées pour que les jeunes filles puissent y recourir si elles l'estimaient nécessaires (en répondant aux démarches légales qui ne sont pas si simples notamment pour les mineurs, quoique certains en disent). Qu'on soit d'accord avec cela ou pas, dura lex sed lex comme on dit. Libre à vous d'expliquer à vos enfants ensuite que c'est un grave péché au regard de notre foi. Mais nous ne sommes plus sur le même terrain. Sur l'homosexualité, je n'y ai jamais vu une promotion de cela, plutôt un appel à faire cesser les violences et les vexations dont les jeunes homosexuels peuvent faire l'objet. Ceci n'est pas en contradiction avec ce que dit l'Eglise à ce sujet soi dit en passant. Sur la théorie du genre, son entrée dans les manuels se fait au lycée et n'est abordée que de façon très lapidaire en évoquant l'idée selon laquelle il y a une influence sociale dans la construction de l'identité sexuée. Ce n'est pas un pur scandale jusque là même si je combats à titre personnel cette théorie dans ses finalités.
Bref je crois que l’Éducation Nationale à travers ce que j'ai vécu sous l'empire des programmes actuels, ne m'a jamais bourré le crâne ni fait devenir je ne sais quoi. Au contraire je me souviens de discussions à bâton rompu d'avantage orientées sur les rapports garçons/filles que sur le fait de savoir comment on peut avorter dans le quartier. Pourtant j'ai toujours été dans le public et j'en suis très fier. Je peux même dire que c'est là que j'ai rencontré le plus de professeurs chrétiens, mais c'est un autre débat.
La question est simple cher monsieur, êtes vous devenu transsexuel ou homosexuel après avoir subi, comme vous dîtes, cette doctrine ? Combien de votre génération le sont devenus ? Il faut arrêter la théorie du complot à un moment donné, en imaginant que les professeurs, qui dans l'ensemble ne demandent qu'à faire leur boulot, seraient des hussards de tous les délires du siècle.
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