La situation est effectivement inquiétante par Signo 2026-04-21 11:04:10 |
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Quand j’entends que l’axe des travaux de la CEF sur le sujet du rite traditionnel est « de travailler à terme à une forme commune » (c’est-à-dire nécessairement la nouvelle liturgie avec dans le meilleur des cas quelques aménagements), je me dis qu’on est mal barrés.
Au passage, si quelqu’un a le texte complet de l’article de Famille chrétienne, je suis preneur.
Que TC n’ait pas encore été abrogé à ce stade n’est pas en soi anormal. En revanche, que les ordinations des Missionnaires de la Miséricorde soient toujours bloquées est totalement incompréhensible. Et c’est presque en soi un signe, bien plus fort que le message du cardinal Parolin qui n’a absolument pas force de loi.
Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est la confusion totale que je perçois sur le sujet, une confusion aggravée par la proposition hors-sol de Dom Kemlin.
Il n’y a qu’a écouter le dernier Club des Hommes en noir : certains intervenants parlent comme si la proposition de l’abbé de Solesmes visait aussi à corriger les dérives du NOM. Mais ce n’est absolument pas le cas : l’objectif est bien évidemment de rallier les fidèles traditionalistes au nouveau rite, quitte à leur concéder quelques miettes d’importance secondaire (les prières au bas de l’autel…). De corriger les abus du NOM, il n’en est absolument pas question. Des lors, tous ceux qui rêvent et parlent de corriger les abus du NOM sont hors-sujet : le sujet des discussions actuelles c’est la place d’une liturgie qui n’a plus aucune existence juridique et qui est condamnée à disparaitre par les normes actuelles. Le sujet c’est donc la survie de la liturgie traditionnelle dans l’Eglise et rien d’autre.
Je suis étonné également que certains rêvent encore d’une énième réforme liturgique, a une époque dans laquelle plus personne n’a de compétences solides en la matière (comme si les réformes successives décrétées depuis un siècle n’avaient pas causé assez de dégâts comme cela, bien qu’elles aient été pensées par des experts autrement compétents que ceux d’aujourd’hui), tandis que d’autres rêvent d’un retour à la situation bancale de Summorum pontificum, une solution déjà essayée et qui a échoué, et qui serait de toute façon refusée par la clique néo-bugniniste, encore puissante et influente dans l’épiscopat.
Au vu de cette invraisemblable confusion, je doute que la seule solution réaliste, celle de l’ordinariat, puisse émerger au milieu du chaos officiel.
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