Petrus, vous avez gagné un membre à votre fan club par Ludwik 2026-02-07 14:33:25 |
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J’aime tout : le style, la précision des informations, etc.
C’est bien le seul post amusant — et donc intéressant — sur ce thème (sans faire injure aux autres).
Cela surtout pour quelqu’un qui ne voit rien d’extraordinaire dans de nouvelles consécrations épiscopales...
Cela fait deux ans que la FSSPX prépare ses ouailles à ces sacres :
une université d’hiver dédiée à ce sujet, etc. !
Pour Maître Parfu : dire que le mandat pontifical est récent et relève d’une disposition de droit ecclésiastique ne répond pas à l’argument de fond, qui voit le mandat pontifical comme l’expression d’une disposition elle de droit divin concernant l’appartenance d’un évêque à un corps épiscopal dont la tête est Pierre, etc.
Mais ici, les arguments n’ont plus vraiment de sens, chacun ne cherchant qu’à défendre ses positions a priori.
Pour rester dans une veine un peu décalée, je vous propose une petite devinette qu’un ami — que dis-je, un frère — m’a proposée :
Quel est l’auteur du texte suivant, dans lequel seul le nom du pontife a été modifié (le nom du pontife actuel ayant remplacé celui du texte original) ?
« Tout d’abord, la lettre mentionne bien la gravité de la crise qui secoue l’Église et analyse précisément la nature des erreurs ambiantes qui pullulent. Cependant, la description est entachée de deux défauts par rapport à la réalité de l’Église : elle manque de surnaturel et, en même temps, elle manque de réalisme.
Elle manque de surnaturel. À vous lire, on se demande sérieusement si vous croyez encore que cette Église visible, dont le siège est à Rome, est bien l’Église de Notre-Seigneur Jésus-Christ : une Église certes horriblement défigurée a planta pedis usque ad verticem capitis, mais une Église qui a quand même et encore pour chef Notre-Seigneur Jésus-Christ. On a l’impression que vous êtes tellement scandalisés que vous n’acceptez plus que cela puisse encore être vrai.
Pour vous, Léon XIV est-il encore pape légitime ? S’il l’est, Jésus-Christ peut-il encore parler par sa bouche ? Si le pape exprime à notre sujet une volonté légitime, bonne, qui ne donne pas un ordre contraire aux commandements de Dieu, a-t-on le droit de négliger cette volonté, de la renvoyer d’un revers de main ? Et sinon, sur quel principe vous basez-vous pour agir ainsi ?
Ne croyez-vous pas que si Notre-Seigneur nous commande, il nous donnera aussi les moyens de continuer notre œuvre ? Or le pape nous a fait savoir que la préoccupation de régler notre affaire pour le bien de l’Église était au cœur même de son pontificat, et aussi qu’il savait bien que ce serait plus facile, pour lui comme pour nous, de laisser la situation présente en l’état. Il exprime donc une volonté arrêtée et juste.
Avec l’attitude que vous préconisez, il n’y a plus de place ni pour les Gédéons ni pour les David, ni pour ceux qui comptent sur le secours du Seigneur. Vous nous reprochez d’être naïfs ou d’avoir peur, mais c’est votre vision de l’Église qui est trop humaine, voire fataliste : vous y voyez les dangers, les complots, les difficultés, mais vous ne voyez plus l’assistance de la grâce et du Saint-Esprit.
Si l’on accepte que la divine Providence conduit les affaires des hommes tout en leur laissant leur liberté, il faut alors aussi accepter que les gestes de ces dernières années en notre faveur sont sous sa gouverne. Or ils indiquent une ligne — pas parfaitement droite — mais clairement favorable à la Tradition. Pourquoi celle-ci s’arrêterait-elle subitement, alors que nous faisons tout pour demeurer fidèles et que nous accompagnons nos efforts d’une prière peu commune ? Le Bon Dieu nous laisserait-il tomber au moment le plus crucial ? Cela n’a guère de sens.
D’autant plus que nous n’essayons pas de Lui imposer une quelconque volonté propre, mais que nous cherchons à scruter, à travers les événements, ce que Dieu veut, étant disposés à tout, comme il Lui plaira.
En même temps, cette analyse manque de réalisme, tant quant à l’intensité des erreurs que quant à leur ampleur.
Intensité : dans la Fraternité, on est en train de faire des erreurs du Concile des super-hérésies ; cela devient le mal absolu, pire que tout, de la même manière que les libéraux ont dogmatisé ce concile pastoral. Les maux sont déjà suffisamment dramatiques pour qu’on n’ait pas besoin de les exagérer davantage (cf. Roberto de Mattei, Une histoire jamais écrite, p. 22 ; Mgr Gherardini, Un débat à ouvrir, p. 53, etc.). Il n’y a plus aucune distinction, alors que Mgr Lefebvre a, à plusieurs reprises, fait les distinctions nécessaires au sujet du libéralisme.
Ce manque de distinction conduit certains d’entre vous à un durcissement « absolu ». Cela est grave, car cette caricature n’est plus conforme à la réalité et conduira logiquement, à terme, à un véritable schisme. Il se pourrait même que ce constat soit l’un des arguments qui me poussent à ne plus tarder à répondre aux instances romaines.
Amplitude : d’une part, on fait endosser aux autorités actuelles toutes les erreurs et tous les maux de l’Église, en négligeant le fait qu’elles tentent, au moins partiellement, de se dégager des plus graves d’entre eux (la condamnation de « l’herméneutique de la rupture » dénonce des erreurs bien réelles). D’autre part, on prétend que tous y sont enracinés avec la même pertinacité (« tous modernistes », « tous pourris »), ce qui est manifestement faux. Une grande majorité est certes emportée par le mouvement, mais pas tous.
À tel point que, sur la question cruciale entre toutes — celle de la possibilité de survivre dans les conditions d’une reconnaissance de la Fraternité par Rome — nous n’aboutissons pas à la même conclusion que vous. »
Amitiés au premier qui trouve.
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