La charité et le soucis pastoral obligeait les évêques à faire du breton une langue liturgique. par Maneguen 2025-12-05 21:19:54 |
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S'il y a environ 100.000 âmes à parler breton aujourd'hui, n'est-il pas du devoir de leurs pasteurs, quand bien même qu'ils ne soient qu'un cinquantième des Bretons, de pourvoir à leurs besoins religieux ?
Ils étaient au moins 500.000 en 1970.
Bonne remarque sur le latin : c'est toujours la langue du NOM officiellement (j'ai une soeur religieuse qui a la messe NOM en latin)
Depuis 2001 il me semble qu'en effet le Saint-Siège oblige à ce que les traductions soient approuvées par lui-même.
Plusieurs remarques :
- J'évalue à au moins 10.000 pages à traduire pour le NOM : comparé au VOM c'est une vraie difficulté qui a des implications multiples, y compris l'impression pour les petites voire très petites langues de livres liturgiques coûteux;
- qui à Rome connaît assez de breton pour évaluer la bonne tenue des traductions ? Le dernier connu était l'abbé Evenou, paix à son âme, qui avait d'ailleurs refusé les traductions de Quimper ; même dans les diocèses j'ai un doute car parmi ces progressistes peu savent les langues anciennes et peu sont érudits, ils sont tous la t^te dans le guidon à essayer de faire le grand écart avec leur pastorale qui ne marche pas ;
- dernière innovation : tutoyer le Bon Dieu en breton, du jamais vu : il faut toujours innover, n'est-ce pas ; no coment ;
- le retour à plus de sacralité des célébrations implique à mon avis au retour à la Messe VOM ; il faut comprendre toutefois que nous, les Bretons attaché à notre langue, avons vu d'un très très bon oeil l'ouverture de Vat.2 à nos langues condamnées par l'Etat jacobin à l'éradication. Petit j'ai entendu une Grand-mère dire au curé qui célébra pour la première fois la messe du Pardon de Locmaria en breton, sermon compris, "Distro eo an Aotrou Doue er Vro !". (Le Bon Dieu est de retour au Pays". Mais force est de constater que le foutoir induit par le NOM en pratique, surtout son côté 'ad libitum' de ses rubriques et de l'esprit de changement, d'innovation icessants pour une vérité elle qui ne change pas, immuable, veut que par sagesse on revienne au VOM ;
- la traduction d'une Bible catholique est faite mais toujours pas approuvée en tant que telle par l'Eglise ; de même il y a un missel mais non approuvé (il y en a même deux : un progressiste/anti mouvement breton qui utilise sa propre écriture, et l'autre traditionnaliste fait par des gens en réalité favorables au VOM.
Cher Meneau, 100.000 locuteurs, en réalité à mon avis seulement 1000 personnes ayant un breton adapté à la société actuelle si l'on considère la revue Al Liamm qui plafonne à ce chiffre, 20.000 enfants en filières bilingues. Pas plus de 200 familles vraiment bretonnantes à la maison. Hé bien, la charité oblige à s'occuper d'eux.
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