culture de mort - individualisme - Révolution libérale par Luc Perrin 2023-05-01 13:55:05 |
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L'avènement de la Modernité, charnière fin XVIIIe -premier XIXe, est la source de tout le reste.
La Révolution libérale (de part et d'autre de l'Atlantique, les "révolutions transatlantiques" entre 1776 et 1825 en gros) a posé le principe de la "souveraineté populaire" : les grands papes intransigeants, Grégoire XVI et Pie IX, ont fort bien expliqué cela, je renvoie à leurs textes majeurs. Les suivants itou Léon XIII ou le Pie XI de Quas primas sont "clarissimi".
Ensuite les divers régimes "modernes" ont mis en musique cette "souveraineté populaire" coupée de la Révélation, l'hybris de l'homme qui toise Dieu et même prétend avec le cerveau de Davos, Harari, devenir Homo deus.
Que ce soit le libéralisme parlementaire "bourgeois" type Louis-Philippe ou IIIe République, les socialismes/communisme, le fascisme et le nazisme ou le libéralisme mondialiste à visage totalitaire actuel, tous sont des déclinaisons variables de cette rupture fondamentale.
Avant les révolutions transatlantiques, en France sous Louis XV finissant et Louis XVI, la culture de mort commence à se diffuser en effet mais, c'est un point capital, elle n'est aucunement la loi du royaume de France et n'est en rien officiellement prêchée. Il faudra du temps pour que l'Occident et au-delà entre dans cette "transition démographique" dont la France, pas vraiment "fille aînée de l'Église" là encore, a été la pionnière.
La "culture de mort" entrevue par Jean Paul II a "progressé" considérablement depuis les années 1990. Elle est bien LE paradigme aujourd'hui, la colonne vertébrale démoniaque de l'Occident libéral-totalitaire qui tend la main (tout en menaçant de guerre économique et
proprement militaire) au totalitarisme chinois.
Elle ne se borne plus au seul contrôle des naissances mais envisage une dépopulation, conçoit l'être humain et les animaux aussi (pauvres vaches) et jusqu'aux plantes (haine du riz, du blé) comme des nuisances potentielles, rend un étrange culte à des divinités païennes sécularisées Pachamama et Gaïa, entend rendre l'humain "fluide" (les genres deviennent des idées ad libitum multipliables à l'infini, comme si les chromosomes pouvaient changer au gré de nos humeurs individuelles ou de celles de nos maîtres), promeut l'idée d'une fusion entre homme et machine par le biais de l'intelligence artificielle ...
En ce sens, elle déborde le seul individualisme : en effet les régimes totalitaires du XXe et du XXIe ne sont pas individualistes mais peuvent adhérer à tout ou partie de la culture de mort. Ils ont pu être intensément natalistes : le fascisme mussolinien, le nazisme, le stalinisme (après une courte phase de destruction de la famille bourgeoise sous Lénine) ont été natalistes. Le régime communiste chinois sous Mao est aussi nataliste avant de changer sous Deng Xiao Ping.
Ce que tous les régimes modernes ont en commun cependant c'est de ne pas avoir le regard sacré sur la vie humaine qu'ont trouve dans la Bible et la Tradition chrétienne : d'où tous les abominables massacres et génocides que multiplie la Modernité. Les êtres humains ne sont jamais un "en soi" dans la Modernité, sous toutes ses formes politiques.
L'abominable plandémie exploitée depuis 2020 en a donné un nouvel exemple atroce spécialement en Occident mais aussi ailleurs Chine, Russie, certains pays d'Amérique latine, moins en Afrique et beaucoup moins en Inde. La carte des victimes de la plandémie recoupe à peu près celle de l'influence la plus poussée de la Modernité quelle qu'en soit la forme pseudo-démocratique, autoritaire ou "communiste".
Les mots de Jean Paul II dans Evangelium vitae (1995) sont toujours à relire et embrassent tous les aspects de la question ainsi au n°5 :
"Il y a aujourd'hui une multitude d'êtres humains faibles et sans défense qui sont bafoués dans leur droit fondamental à la vie, comme le sont, en particulier, les enfants encore à naître. Si l'Eglise, à la fin du siècle dernier, n'avait pas le droit de se taire face aux injustices qui existaient alors, elle peut encore moins se taire aujourd'hui, quand, aux injustices sociales du passé qui ne sont malheureusement pas encore surmontées, s'ajoutent en de si nombreuses parties du monde des injustices et des phénomènes d'oppression même plus graves, parfois présentés comme des éléments de progrès en vue de l'organisation d'un nouvel ordre mondial.
La présente encyclique, fruit de la collaboration de l'épiscopat de tous les pays du monde, veut donc être une réaffirmation précise et ferme de la valeur de la vie humaine et de son inviolabilité, et, en même temps, un appel passionné adressé à tous et à chacun, au nom de Dieu: respecte, défends, aime et sers la vie, toute vie humaine! C'est seulement sur cette voie que tu trouveras la justice, le développement, la liberté véritable, la paix et le bonheur!
Puissent ces paroles parvenir à tous les fils et à toutes les filles de l'Eglise! Puissent-elles parvenir à toutes les personnes de bonne volonté, soucieuses du bien de chaque homme et de chaque femme ainsi que du destin de la société entière!"
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