Tout à fait d'accord, je n'avais pas tiré les conséquences du lien avec artifex - d'ailleurs c'est peut-être ce vocatif identique au nominatif qui a par contagion, poussé au nominatif summus.
C'est tout à fait probable, peut-être même à dessein pour garder le rhytme du vers.
Gaffiot donne psallare, ce qui m'a surpris, mais Blaise donne psallere, à quoi nous sommes habitués par le latin liturgique.
Le Gaffiot de 1934 donne psallere (psallo, ĕre). E bref, donc troisième conjugaison.
Le Gaffiot-Flobert de 2000 donne effectivement psallare (psallo, is, ăre). Notez le a bref !
Il s'agit manifestement d'une coquille, car un a bref n'existe pas dans la conjugaison, en plus avec la deuxième personne en -is.
Il faut sûrement lire ĕre au lieu de ăre.
Cela se confirme si on va regarder les lieux cités (les mêmes d'ailleurs que dans la première édition):
Salluste,
Catilina, 25,2:
psallere et saltare elegantius, quam necesse est probaeHorace,
Odes, 4, 13, 7:
doctae psallere ChiaeEpîtres 2,1,33:
psallimus et luctamurSuétone,
Titus 3:
ut qui cantaret et psalleret iucunde scienterqueAulu-Gelle 19,9,3:
qui canerent voce et qui psallerentSaint-Jérôme,
Epîtres 107,10:
ut statim post cibum possit, legere, orare, psallereJe me rappelle que les comptes-rendus du Gaffiot refait avaient déploré le vraiment trop de coquilles: ceci en doit être une !
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