Messe de 1965 par Pétrarque 2021-12-31 12:39:36 |
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Ce n'est pas tant la FSSPX que Mgr Lefebvre lui-même qui a fini par voir où les réformes posées à partir de 1964-1965 risquaient de l'emmener.
Certes, Mgr Lefebvre est favorable, avant le Concile et au début de celui-ci, à de prudentes réformes (plus de vernaculaire, suppression de certains ajouts...). Aussi adopte-t-il, au départ et sans difficulté, le missel de 65.
Mais il se rend compte, à partir des années 66-67, et dans le contexte révolutionnaire qui ravage la congrégation des Pères du Saint-Esprit, dont il est supérieur gènéral de 62 à 68, que la réforme de 65 est le cheval de Troie de "réformateurs" décidés à aller beaucoup plus loin.
En 1966, lors de la visite d'une maison spiritaine aux Pays-Bas, Mgr Lefebvre se retrouve ainsi acculé à concélébrer face au peuple... Ce n'est certes pas encore la nouvelle messe, mais la bride est lâchée qui va y conduire logiquement.
C'est pour toutes ces raisons, et en comprenant que le missel de 65 porte déjà, en lui-même, des germes d'évolution inquiétants, qu'il va fixer, à partir de 1971 (je crois, à vérifier), la FSSPX dans la liturgie de 1962, avec de très minimes et secondaires aménagements (suppression des baise-mains à l'autel).
Certaines communautés monastiques "ex-ED" comme Le Barroux, Flavigny ou Randol sont désormais passées, pour leur part, aux réformes de 64-65. Dieu fasse qu'elles n'aillent pas plus loin dans les temps qui s'annoncent...
Aujourd'hui, il est une évidence que les réformes de 1965, même si le coeur du rite en question demeure traditionnel, vont être ressorties des placards par certains pour tenter, progressivement, d'amener les traditionalistes vers le rite de Bugnini-Paul VI.
Une tentative dans ce domaine, ourdie en 3 temps (de 62 à 65, puis de 65 à 69, puis 69 tout court...), est déjà à déplorer dans un diocèse.
Ce n'est certainement pas anodin, et cela, doit, à mon sens, inciter les instituts ex-ED et leurs fidèles à la plus extrême vigilance.
La Rome moderniste veut que les traditionalistes disparaissent.
La Rome moderniste ne veut que la nouvelle messe.
Le rite de 1965 n'est qu'une étape stratégique de préparation psychologique. Sans débattre sur le fond liturgique de la question, cela paraît suffisant pour le refuser.
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