Tout dépendra du tact et de la charité de votre évêque par JVJ 2021-10-04 19:08:56 |
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Je connais des évêques qui souffriront avec leurs prêtres irréprochables et qui éventuellement souffrent avec leurs prêtres tombés, morts ou encore vivants.
Il y a aussi les évêques qui voudront des gages à Libé (l'honneur de l'épiscopat, la veille de l'ouverture du procès concernant son prédécesseur !!!!!) et qui ont nommé des femmes anciennes victimes depuis 40 ans (tout de même), déléguées épiscopales, logées dans un presbytère.
Ceux qui prennent la pause, contre ceux qui sont des frères, pères et amis de leurs prêtres.
Les magistrats que je connais de près trouvent que l'Eglise se donne bonne conscience en signant des conventions creuses et bidons avec les parquets pour l'avenir, et que l'existence même de la CIASE devrait à tout jamais détruire toute crédibilité à la justice ecclésiastique.
Quand un prêtre est accusé à tort par un évêque, quelles sont ses ressources à l'intérieur de l'Eglise ? Je sais les réponses. Mais les amis du presbyterium vont se coucher, d'autres diront qu'il n'y a pas de fumée sans feu.
Certains évêques ont oublié qu'ils ont été curés ou aumôniers.
Je plains par avance tous les aumôniers dans le scoutisme qui se verront accusés d'avoir confessé de manière trop appuyée, d'avoir mis la main sur l'épaule, d'avoir regardé à 300 m à vol d'oiseau d'une tente dans laquelle se déshabillaient des filles.
Un enseignant hésite à circuler entre les chaises quand il y a des dizaines de décolletés plongeants et des nombrils à l'air. En deux secondes, il peut être cloué au pilori. On sera plus sévère avec un mâle, comme si, pour ce coup, des femmes ne pouvaient désirer des jeunes femmes...
Le rapport n'est pas un nouveau clou sur un cercueil. Certains évêques feraient bien de penser à leurs derniers séminaristes ou au fait qu'ils n'ont plus de séminaristes. Se sentir accusé d'être un déviant par nature, à l'intérieur même de l'Eglise, est insupportable.
Tout le Vérité, et en même temps, on n'érige pas des barrières supplémentaires. Je continuerai de voir les miens embrasser nos amis prêtres et mon curé, quand cela se trouve. Et si un évêque devait l'interdire, je le soupçonnerais d'avoir peu de vertus et aucune confiance en ses prêtres.
Il existe de nombreux procureurs et procureurs généraux catholiques très solides, parfois même frères de prêtres ou de religieux/religieuses. Ils sont aussi navrés de voir certains évêques ouvrir le parapluie et faire peu de cas du suicide de prêtres. Ce ne sont pas les conventions signées devant la presse locale qui résoudraient le problème encore actuel, ici et là, de criminels.
Si un prêtre venait à toucher mes enfants et que j'en aurais la preuve, il se prendrait en premier lieu un bon coup de poing dans la figure puisqu'il s'est abaissé à l'hommerie. Et il ne dirait plus la messe le lendemain et avant longtemps. Je me moque des arguties en vertu desquels il est un alter Chritus. Le Christ n'a jamais mis ses mains ou sa bouche où il ne faut pas. Trop longtemps on a vécu sur l'immunité conférée par l'ordination. On a connu récemment des prêtres qui absolvaient les hommes avec lesquels ils péchaient lourdement. Fastoche !
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