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Pr Sánchez: ''Benoît XVI n'a pas abdiqué, Bergoglio est antipape''
par Chicoutimi 2021-07-20 07:01:50
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Traduction d'un article du Libero dans lequel Andrea Cionci interroge le Professeur Antonio José Sánchez Sáez:

''Benoît XVI n'a pas abdiqué, Bergoglio est antipape'', déclare le professeur Sánchez, juriste à l'Université de Séville

19 juillet 2021

''Le 29 juin, précisément le jour du 70e anniversaire de sacerdoce de Joseph Ratzinger, qui est aussi l'anniversaire des saints Pierre et Paul, nous avons reçu les réponses du prof. Antonio José Sánchez Sáez, professeur de droit à l'Université de Séville (fondée en 1505).

Après la démolition drastique par Bergoglio de Summorum Pontificum – l'acte le plus important du pontificat du pape Benoît XVI qui a libéralisé (consciemment) la messe latine – la messe par excellence, dotée des «garanties absolues de catholicité» – le moment est venu de proposer cet entretien sur un sujet que – prenez-en note – tous les médias ont tendance à éviter comme la peste. Inexplicablement, il en va de même pour une grande partie du monde traditionnel-conservateur, qui s'illusionne probablement en pouvant combiner des accords pour l'après-Bergoglio en ignorant l'inévitable épée de Damoclès d'une succession anti-papale naturelle, en raison de la renonciation invalide de Ratzinger.

(...)

Avec 80 publications, divers séjours de recherche dans les universités de Harvard, Bologne, Florence, Francfort, Sorbonne et 5 prix académiques, le professeur Sánchez écrit depuis des années sur le site catholique comovaradealmendro.es. Actuellement, il est l'universitaire avec le programme d'études qui fait le plus autorité (...).

Professeur, vous dites depuis quelque temps que vous suivez notre enquête sur la démission de Benoît XVI…

R. « Pendant de nombreuses années, ceux qui pensaient que le seul pape régnant était Benoît XVI étaient seuls, incompris par l'Église. Il est réconfortant de voir comment un important journal italien a choisi de discuter de cette question, qui n'est pas seulement fondamentale pour les catholiques.

Aucune autre organisation de presse n'en parle, pourtant ce devrait être l'affaire journalistique du millénaire...

R. «L'écrasante majorité pense que le cardinal Bergoglio est un mauvais pape, mais finalement le pape. Ils critiquent ses délires, mais le considèrent comme un père. Et cela le renforce davantage. D'autres sont simplement des catholiques mondains, heureux de ses innovations. Enfin, d'autres soupçonnent François d'être un imposteur, mais ils n'osent pas en parler en public».

Sur votre site Web, vous affirmez que la franc-maçonnerie ecclésiastique a placé de force Bergoglio sur le trône de Pierre. Quelle preuve?

R. « De l'appréciation des loges internationales, à l'inclusion d'éléments maçonniques dans la liturgie et la dévotion, à la rhétorique sur la Fraternité Universelle… Qu'il suffise de dire, pour l'instant, que le Père Malachi Martin, un jésuite très cultivé et conseiller du Cardinal Bea, qui a lu l'intégralité du Troisième Secret de Fatima (y compris les paroles de Notre-Dame non encore révélées), a écrit un livre intitulé «La maison battue par les vents» (Windswept House) où il expliquait le plan de la franc-maçonnerie ecclésiastique: forcer le pape à démissionner pour imposer un faux pape qui, exploitant l'obéissance du clergé et des fidèles, conduira l'Église à la grande apostasie prophétisée par saint Paul. Ce que Malachie Martin ne savait pas, c'est que Benoît XVI s'était préparé depuis un certain temps et n'a pas démissionné validement, restant ainsi pape: un jeu de maître».

Pour quelles raisons principales cette renonciation serait-elle invalide ?

R. «J'ai été surpris en lisant calmement votre Declaration de Renonciation en latin: le pape Benoît n'a pas renoncé au munus, comme l'exige le canon 332.2 du Code de droit canonique, mais au ministerium. Comme si un professeur démissionnait de l'enseignement sans quitter sa chaire, restant professeur à l'Université. Par ailleurs, Benoît XVI nous a donné un autre indice en devenant «pape émérite», titre canoniquement impossible puisque pour être émérite il faut avoir cessé ses fonctions par âge ou par démission acceptée… et aucune de ces conditions n'est remplie dans la démission d'un pape (can. 185)».

Pensez-vous qu'il l'a fait exprès? Peut-être, comme le philosophe bien connu Giorgio Agamben, ventile-t-il pour «renforcer la papauté»?

R. «J'ai lu le livre d'Agamben ''Le mystère du mal. Benoît XVI et la fin des temps''. Je suis d'accord que Benoît XVI agit actuellement comme un «katechon», un «pouvoir qui retient» la révélation de l'Antéchrist (Massimo Cacciari en a également parlé). Nous savons que Benoît XVI connaît parfaitement les messages mariaux de Fatima, Garabandal, Akita. Il a délibérément agi ainsi, sachant que les loups viendraient pour lui (car ils l'avaient déjà fait contre Jean-Paul II). Alors il a fait semblant de démissionner, mais sans le faire, en restant pape ».

Comment les canonistes bergogliens contre-argumentent-ils?

R. «Fondamentalement, ils disent que même si le renoncement était erroné, il est validé par l'acceptation unanime et pacifique de François par l'Église («Universalis Ecclesiae Adhaesio»). Une erreur tragique, car cette doctrine n'a jamais eu pour but de sauver, de guérir ou de considérer comme satisfaisante la condition sans laquelle une procédure ne pourrait jamais être engagée. En cas d'élection papale, le siège doit être vacant: le pape régnant doit être mort ou avoir validement abdiqué. Selon le canon 126 (doctrine de l'erreur substantielle), la démission de Benoît était nulle, le siège n'était pas vacant et il est impossible de remédier à cette erreur substantielle a posteriori. Peu importe que l'écrasante majorité de l'Église croit que le Pape est François: même les Juifs ont préféré Barabbas à Jésus, mais ils se sont trompés».

Dans le livre d'entretien «Dernières conversations», Ratzinger dit qu'il a démissionné comme les papes qui, dans l'histoire, n'ont pas abdiqué. Qui donc, s'il est toujours le pape, qui donc est Bergoglio?

R. «Au moins un antipape. D'ailleurs, beaucoup croient qu'il est le faux prophète de l'Apocalypse».

Beaucoup pensent qu'après François un nouveau conclave peut arranger les choses. Est-ce vrai?

R. «Absolument pas. Un conclave de 80 cardinaux nommés par un antipape ne peut élire qu'un autre antipape. Toute la lignée de succession de Bergoglio est anti-papale. Il n'y aura plus de restauration ecclésiale, mais une descente vers la grande apostasie de l'Église catholique visible, qui persécutera le fidèle «petit reste», la vraie Église».

D'ailleurs, la chaîne de Don Minutella, le prêtre le plus suivi d'Italie et fidèle à Benoît, a été fermée par Youtube ou piratée…

R. «Exactement. Ils doivent faire taire la dissidence et profiter de la complicité des réseaux sociaux».

Les catholiques qui sont scandalisés par les «réformes» de Bergoglio et évitent de se demander s'il est le vrai pape… éludent-ils la «magna quaestio»?

R. «Oui. Malheureusement, sur cette ligne de pensée, il y a des princes de l'Église tels que les cardinaux Sarah et Müller, l'archevêque Viganó, etc. qui déroutent beaucoup de gens».

Dans une récente interview, François a recommandé de ne pas gâcher la crise, mais de l'utiliser pour établir un «nouvel ordre mondial». (...)

R. «Évidemment : ce projet concerne tout le monde. En particulier, depuis des décennies, l'ONU fait la promotion de ce que les catholiques considèrent comme des «péchés qui crient vers le ciel», comme l'avortement, l'euthanasie ou l'idéologie du genre. Jean-Paul II et Benoît XVI l'ont déjà dénoncé. Et maintenant Bergoglio est parfaitement uni au Nouvel Ordre Mondial, athée, anti-chrétien et demande l'obéissance à l'ONU».

Pourquoi les évêques et les cardinaux n'abordent-ils pas cette question? C’est une énorme responsabilité historique et spirituelle…

R. «Les architectes du Nouvel Ordre Mondial dominent maintenant le monde et l'Église. Les cardinaux et les évêques avertis craignent de provoquer un schisme s'ils s'expriment. Mais il est absurde de penser que le Christ puisse vouloir l'unité dans le mensonge. Pour cette raison, dans l'histoire, les hérétiques ont quitté l'Église, la purifiant. Maintenant le schisme va s'inverser: ce seront ceux qui professent la Vérité catholique qui seront expulsés de l'Église».

Source

Il a aussi été question de cette thèse expliquée par A. Cionci ICI, par le magistrat Giorgianni ICI et par l'avocat Taormina ICI.


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