Je lis chacun de vos posts, il faudrait par JVJ 2019-06-06 11:56:27 |
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d'ailleurs les imprimer pour mes archives, et les relire comme du bon pain...
Et entre autres supériorités que vous disposez sur moi, vous avez des antennes en pays anglo-saxons et vous avez lu Sodomia (ce que je ne ferai pas), car l'auteur, lui-même militant de la cause, joue au billard à trois bandes : je suis incapable de trier quand Landru milite contre les bouchers. Je peux aussi faire croire que j'ai parlé à trente cardinaux sous couvert d'anonymat et que tel évêque met un pijama rose parce qu'il n'est pas genré. Le titre est déjà d'une telle vulgarité qu'il ferait tache sur mes rayons avec les bouquins de NNSS Deniau, Dagens et Dalloz (je cite les bouquins hérités que je ne risque pas de lire, mais que je ne veux pas encore donner au tri sélectif : si jamais un clochard voulait lire deux pages de ces bouquins dans une poubelle, je m'en voudrais à vie).
Vous avez souvent écrit, à juste titre, que le mutisme des cardinaux au sujet de l'indulgence du pape à l'égard de bien des évêques américains (du Chili aux Grands lacs) est assourdissant. Les cardinaux parlent-ils encore librement en consistoire privé ? Si le cardinal Burke est si attaqué dans le bouquin susdit (avec des élucubrations d'inculte sur sa cappa magna), c'est sans doute aussi parce qu'il ouvre un peu sa bouche. Rome paraît vraiment pourrie jusqu'à l'os, quand on songe aussi aux trahisons subies par Benoît XVI jusque dans sa Maison, aux travaux pharaoniques de son Secrétaire d'Etat... Benoît XVI a dû étouffer plus d'une fois la nuit.
Le cardinal Barbarin me paraît payer pour ses prédécesseurs et avec des lunettes rétroactives. La révolte qui concerne son diocèse en ce moment, agrémentée de votes, ne me dit rien qui vaille. Ce ne doit pas être très évident à vivre pour lui. J'ai dit plusieurs fois qu'Isabelle de G. savait, a publié un bouquin, mais n'a jamais écrit au procureur ou à l'archevêque. Et des dizaines de familles devaient aussi savoir. Autre temps, autres moeurs ! Après, il est facile de revenir jouer les Cassandre et la vierge (!) effarouchée.
Toute une ville provençale savait que tel évêque dormait avec une dame puis quitta son diocèse pour cause de maladie (une grosse fatigue, je peux comprendre...), mais l'Eglise ne dit pas la vérité à son sujet. Et pour ceux qui pensent que je dénonce dans le vent, je le tiens d'un ancien magistrat au moment des faits, témoin de la duplicité et du culot épiscopal (je n'en dirai pas plus). La Vérité vous rendra libre, ah ah ah !
La mort de Mgr Riobé et du cardinal Daniélou a trouvé de brillants défenseurs, désolé de n'en rien croire. Bruckberger, que j'adore, était moins hypocrite, même si je suis toujours mal à l'aise pour n'en penser que du bien...
Moi aussi je pars en vacances sur une plage surlouche, sans le dire à mon entourage. Ma peau aime le soleil, que voulez-vous.
Petite blague de Mauriac à qui on lui demandait s'il était "vraiment" homosexuel :
"si je l'avais été, j'aurais adoré" (recto tono)
Si non è vero...
En revanche, le menu fretin presbytéral, lui, peut s'en prendre plein la figure, être démis du jour au lendemain, surtout quand il est accusé à tort ou doit subir des mesures de précaution (cas du curé de Cahors qui intéresse beaucoup la presse locale, et tout mon respect à l'évêque de Cahors par ailleurs, comme à ce curé valeureux)... (je ne suis pas richériste).
Les laïcs feraient bien aussi de ne pas se prendre plus vertueux qu'ils ne le sont dans le domaine privé, et je m'inclus dans la remarque.
Nos évêques français paraissent effectivement des poids plumes, financièrement, mais y compris dans le cv, en dehors de tel archevêque bourguignon par exemple.
Un évêque Doktor allemand en impose plus qu'un "habilité à diriger je ne sais quoi" (notice du cardinal Ricard dans l'annuaire de l'Eglise de France), une périphrase qui veut certainement dire "a eu une licence ou un DEA qui l'a autorisé à s'inscrire en thèse sans jamais la soutenir".
Je ne suis pas un maniaque des diplômes, mais il serait bon aussi que des clercs en imposent aux autres, notamment aux ennemis de l'Eglise, par leur formation, leurs publications, leurs titres. Avec des titres obtenus à Fribourg ou à Rome plutôt qu'à Paris...
On ne peut pas avoir que de dociles vicaires généraux ou à d'anciens enseignants dans un séminaire diocésain. Les professeurs du séminaire de la Communauté St-Martin ont une vraie colonne vertébrale, comme les Dominicains de Toulouse. Tel professeur de latin (chercheur au CNRS) fut finalement vidé d'un séminaire parce qu'il faisait cours en se servant de manuscrits médiévaux appelés missels... On le remplaça par une dame mariée, tenue de ne faire que du latin "biblique". Il ne faudrait pas que les séminaristes prennent intérêt avec la forme extraordinaire et le latin liturgique !
Vous me direz que les doctorats obtenus dans les années 30 ou 60 à Rome me paraissent finalement bien légers quand on y songe, comme au XVe siècle à Paris. J'aimerais bien lire des choses là-dessus.
Des prêtres enchaînaient licence, puis doctorat de philosophie l'année d'après, et re-doctorat en théologie deux ans après. La soutenance en latin devait être éprouvante, mais après, c'était particulièrement light.
Je n'ose pas vous parler des licences strasbourgeoises en théologie obtenues par correspondance ou presque...
Au XVe siècle, le doctorat obtenu sur recommandation était monnaie courante.
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