Par ailleurs, pourquoi a-t-il quitté le siège de Synnada en 1970, alors qu'il n'était frappé d'aucune peine canonique ?
Ce n'est pas seulement le cas de Mgr Lefebvre, mais de tous les titulaires qui étaient émérites d'un siège résidentiel à ce moment-là.
On les a priès de libérer leurs sièges (pour des raisons expliquées entre autres,
ICI, sièges devenus "politiquement incorrects" le plus souvent).
Avant, si un résidentiel quittait son siège, pour ne plus être affecté ailleurs, fait rarissime, il devenait toujours titulaire. Un évêque sans titre est une anomalie.
Fait rarissime, dis-je, car avant l'introduction (abusive) d'une limite d'âge dans l'église conciliaire, un tel transfert d'un siège résidentiel à un siège titulaire était envisageable seulement comme punition (comme p.ex. Mgr Gagliardi, le persécuteur entre autres du père Pio, transféré en 1929 de Manfredonia à Lemnos, et "domiciliato in patria" selon l'Annuaire, formulation pudique pour dire qu'il était dans une prison ecclésiastique) ou dans des cas extrêmes de décrépitude (comme pour Mgr Kerkhofs, transféré en 1961 de Liège à Lemnos, c'est très exceptionnel, mais nous sommes déjà en 1961, dans des cas plus normaux, un ordinaire, même accablé par l'âge, restait jusqu'à sa mort, avec un évêque plus jeune, titulaire lui, comme coadjuteur avec droit immédiat de succession).
Maintenant, dans la praxis de l'église conciliaire, les émérites, beaucoup plus nombreux après l'introduction de la limite d'âge, gardent leurs titres résidentiels (avec l'ajout "émérite"), ce qui est, pour moi, une absurdité.
Ainsi, pour rester à Liège, vous verrez deux émérites et un vrai (enfin, façon de parler ...),
ICI.