des occidentaux modernes qui s'impatientent très vite dès que l'office dure plus d'une heure... (ce qui n'est pas le cas chez les chrétiens d'Orient, dont les offices peuvent durer ordinairement trois heures voire plus sans que personne ne proteste).
Ils ne protestent certes pas, mais dans un office oriental on n'arrive pas forcément avant le début pour le quitter après la fin et rester sagement assis ou à genoux pendant toute la durée.
On arrive une demi-heure après le début, on le quitte en cours d'office pour revenir, parfois plusieurs fois, on le quitte avant la fin, on se promène pour vénérer les icônes, etc. Tout cela est possible, même si le cas de fidèles restant recueillis (debout en général, même s'il y a des chaises ou des bancs pour les vieux) du début à la fin n'est pas rare non plus.
C'est une autre mentalité qu'il serait hasardeux de vouloir transposer, dans un sens ou un autre.
Par ailleurs il n'est pas nécessaire de faire la relecture entière en vernaculaire de l'évangile ou de l'épître. Il suffit, pendant l'homélie, de les paraphraser, ou d'en citer quelques phrases clef pour les commenter. Les fidèles auront compris ce qu'il faut comprendre sans avoir besoin d'une lecture in extenso, on peut la faire chez soi, au besoin.
Et si le sermon n'est pas une homélie mais traite un autre sujet sans pertinence avec les lectures de la messe, on peut même s'en passer. De même évidemment, pour les messes sans sermon.
Personnellement je serais favorable pour dissocier complètement célébration de la messe et sermon; mais alors il faut inviter les fidèles de venir deux fois à l'église, pour l'obligation dominicale, et pour l'instruction. Ce n'est pas pratique, surtout de nos jours, où parfois on fait de grandes distances, même à l'étranger, pour assister à la messe.