dites-vous ? Pourtant le canon concerné est strict, et l'année dernière Mgr. Pozzo a confirmé l'excommunication des deux transgresseurs.
En droit l'excommunication ne s'applique pas latae sententiae pour un sacre sans mandat, pour peu que le consacrant estime être en état de nécessité. Cela suffit si bien qu'on peut presque dire que l'état de nécessité se présume devant un tel acte.
Vous l'affirmez mais ne le prouvez pas.
En sens inverses ont été confirmées les excommunications pour les sacres de l'an passé, comme je le disais, mais également celles de 1988 que Benoît XVI a dû ensuite lever, ou encore par le passé celles de Mgr. Thuc (1976 et 1981), ou celles de la lignée Milingo en 2009, et sûrement quelques autres.
Ne pensez-vous pas que saint Jean-Paul II et Benoît XVI, ou encore le cardinal Seper ou Mgr. Pozzo, qui en infligeant, qui en confirmant, qui en levant les sentences, savaient un peu de quoi il retournait ? Qu'en dites vous ? Ils se trompaient tous, et c'est vous qui avez raison ? Concevez que je peine à le penser.
Canon 1382: L'Évêque qui, sans mandat pontifical, consacre quelqu'un Évêque, et de même celui qui reçoit la consécration de cet Évêque encourent l'excommunication latæ sententiæ réservée au Siège Apostolique.
On ne voit pas qu'un élément aussi subjectif que le fait de se sentir en état de nécessité (nécessité de quoi, nécessité pourquoi, mystère ! ) change quoi que ce soit à la loi, car à ce compte là tout évêque peut sacrer impunément, pour peu qu'il en sente sincèrement la nécessité. Imaginez le ... foutoir !
Toutefois je serais curieux de savoir où selon vous résidait la nécessité de sacrer l'abbé Faure et le père Thomas d'Aquin, au point de rendre inopérante une loi de l'Eglise et l'une de ses plus sérieuses sanction, et comment cela se peut.