Dans ses premières par Jean Ferrand 2016-02-22 15:35:44 |
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Dans ses premières éditions, le chanoine Crampon appelait Dieu, non pas Yahweh, mais bien Jéhovah. Il était témoin de Jéhovah, si je puis dire. De même les écrivains romantiques du XIXe siècle. Tout le monde a en mémoire ce poème de Victor Hugo :
Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva
Au bas d’une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d’haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un œil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l’ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l’espace.
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