Mais justement cher Monsieur par Rémi 2015-03-07 12:53:28 |
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cette féminisation du clergé est concomitante avec les revendications féministes dans la société occidentale. Elle n'est donc pas inhérente aux formes rituelles protestantes, et il est faux de dire que cette féminisation se produit, qu'on ne voit pas pourquoi les femmes ne pourraient pas tenir le rôle jusque là dévolu au clergé masculin, dès lors que dans la Cène protestante "le pasteur se contente en fait d'animer un repas, voire une simple réunion de prière où l'on "fait mémoire" de ce qui s'est passé il y a deux mille ans." Cela ne s'est pas produit dès lors que etc. , hypothétiquement dès le 16ème siècle donc, mais lorsque ces cultes ont cédé très récemment à diverses pressions, d'ailleurs très variées, aussi bien internes qu'externes.
Il est par ailleurs intéressant de remarquer, et cela va dans le sens de mon propos, que certains anglicans, puisque vous en parlez, et également des luthériens "fidèles" à leur propre réforme, sérieux et comparables en cela à la high Church anglicane, bien qu'ils ne connaissent évidemment pas de transubstantiation au cours de leurs "services", ont néanmoins des rites où le pasteur ou autre révérend tient un rôle bien différent de celui d'un simple animateur de repas ou de réunion de prière, formellement du moins. Puisque par exemple si bien sûr rien ne se produit en réalité, ils croient tout de même qu'une certaine modification de la substance des espèce se produit, et que par ailleurs le pasteur jouit d'une grande autorité quant à l'explicitation des écritures et que cette autorité est traditionnellement d'essence masculine. Nous sommes là assez loin d'une simple animation de réunion dominicale.
Or ces communautés, certes minoritaires au sein de leurs propres courants, peut-être pour certaines historiquement plus rigoristes et fermées que nous à la participation des femmes à la vie cultuelle et à celle de la communauté croyante, ont également cédé aux pressions féminisantes. Jusqu'à accepter des femmes évêques. Mais à nouveau cela est récent dans leur histoire, et n'est donc pas lié à leurs rites pourtant hélas déjà pluriséculaires.
En sens inverse, lorsque ces revendication se sont fait jour dans l'Eglise catholique, non seulement l'Eglise n'a bien sûr pas cédé, mais encore saint Jean-Paul II s'est-il exprimé sur ce sujet avec une force et une autorité que les Papes dont les Papes avant lui n'avaient pas usé sur ce point. Bien sûr parce que le sujet, là encore, n'est apparu que récemment. Loin de moi bien sûr de mettre particulièrement cette fermeté du saint Pape au crédit de la forme ordinaire du rit romain, comme le font pourtant inversement et sans guère de jugeote ceux qui l'accusent de tous les maux ...
Par ailleurs permettez-moi de vous faire respectueusement et cordialement observer, cher Monsieur, que si vous trouvez réellement nos discussions stériles, il conviendrait peut-être de ne pas les relancer ni d'y participer, non ? Je vous remercie toutefois de m'avoir donné l'occasion de préciser ce que j'en dis et même de le compléter grâce à votre propre contribution.
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