La gravité de l'erreur est dans sa cause. par Paul Reveriche 2015-03-06 20:31:32 |
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Je suis d’accord avec Rémi.
« (…) ils prêchent orgueilleusement une émancipation de la femme, déjà accomplie ou qui doit l'être. Ils décident que cette émancipation doit être triple (…) : physiologique, car ils veulent que les femmes soient à leur gré affranchies des charges conjugales et maternelles de l'épouse (…) ; économique ils entendent par là que la femme, même à l'insu de son mari, et contre sa volonté, puisse librement avoir ses affaires, les gérer, les administrer, sans se soucier autrement. de ses enfants, de son mari et de toute sa famille ; sociale enfin : et par là ils enlèvent à la femme les soins domestiques, ceux des enfants et ceux de la famille, pour que, ceux là négligés, elle puisse se livrer à son génie naturel, se consacrer aux affaires et occuper des charges, même les charges publiques. (…) c'est bien plutôt une corruption de l'esprit de la femme et de la dignité maternelle (…) Si parfois, cependant, les conditions sociales et économiques de la femme mariée doivent se modifier en quelque manière, à cause du changement qui s’est introduit dans la forme et les usages des relations humaines, il appartient aux pouvoirs publics d'adapter les droits civils de la femme aux nécessités et aux besoins de notre époque, en tenant compte de ce qu'exigent le tempérament différent du sexe féminin, l'honnêteté des mœurs, le bien commun de la famille, et pourvu que l'ordre essentiel de la société domestique soit sauvegardé. » (Lettre encyclique Casti Connubii, SS Pie XI)
« Dans l'«unité des deux», l'homme et la femme sont appelés depuis le commencement non seulement à exister «l'un à côté de l'autre» ou bien «ensemble», mais aussi à exister réciproquement «l'un pour l'autre». (…) Quand donc nous lisons dans la description biblique les paroles adressées à la femme: «Le désir te portera vers ton mari, et lui dominera sur toi» (Gn 3, 16), nous découvrons une rupture et une menace constante affectant précisément cette «unité des deux» qui correspond à la dignité de l'image et de la ressemblance de Dieu en chacun d'eux. Mais cette menace apparaît plus grave pour la femme. (…) La femme ne peut _ au nom de sa libération de la «domination» de l'homme _ tendre à s'approprier les caractéristiques masculines, au détriment de sa propre «originalité» féminine. Il existe une crainte fondée qu'en agissant ainsi la femme ne «s'épanouira» pas mais pourrait au contraire déformer et perdre ce qui constitue sa richesse essentielle. Il s'agit d'une richesse énorme. » (Lettre apostolique Mulieris dignitatem, Saint Jean-Paul II)
Ce texte semble vouloir souligner l’existence d’une discrimination de la femme dans l’ordre établi par le texte de la Genèse, ci-dessous.
« 16 Le Seigneur Dieu dit ensuite à la femme : « Je multiplierai la peine de tes grossesses ; c’est dans la peine que tu enfanteras des fils. Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi. »
17 Il dit enfin à l’homme : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé le fruit de l’arbre que je t’avais interdit de manger : maudit soit le sol à cause de toi ! C’est dans la peine que tu en tireras ta nourriture, tous les jours de ta vie. » (Livre de la Genèse, chapitre 3)
Pourtant, ne faut-il pas voir ici dans la suite du péché originel l’établissement d’une loi faite d’une dualité peine/sanction (sanction au sens d’ « acte par lequel un souverain approuve une loi » (Littré)) ? La peine de la douleur dans l’enfantement s’accompagne de l’oracle : « Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi »
Toutefois, ce texte apporte un fort éclairage sur la double vocation féminine : maternité et virginité.
On trouve aussi le texte suivant, plus récent (2004) et assez équilibré, mais qui semble timide à conclure à partir de constats pourtant si éclairants : Une première tendance souligne fortement la condition de subordination de la femme, dans le but de susciter une attitude de contestation. La femme, pour être elle-même, s'érige en rival de l'homme. Aux abus de pouvoir, elle répond par une stratégie de recherche du pouvoir. Ce processus conduit à une rivalité entre les sexes, dans laquelle l'identité et le rôle de l'un se réalisent aux dépens de l'autre, avec pour résultat d'introduire dans l'anthropologie une confusion délétère. (…)Pour éviter toute suprématie de l'un ou l'autre sexe, on tend à gommer leurs différences, considérées comme de simples effets d'un conditionnement historique et culturel. Dans ce nivelage, la différence corporelle, appelée sexe, est minimisée, tandis que la dimension purement culturelle, appelée genre, est soulignée au maximum et considérée comme primordiale. L'occultation de la différence ou de la dualité des sexes a des conséquences énormes à divers niveaux. (…) Ainsi, le masculin et le féminin se révèlent comme faisant ontologiquement partie de la création,et donc destinés à subsister par-delà le temps présent. (…) Dans cette perspective, on comprend le rôle irremplaçable de la femme à tous les niveaux de la vie familiale et sociale qui impliquent les relations humaines et le souci de l'autre." (Lettre aux évêques sur la collaboration de l'homme et de la femme dans l'Eglise et dans le monde, Card. Ratzinger)
Enfin, le droit ignore ces justes considérations (articles 212 à 226 du code civil), et on peut dire je pense que la société civile du temps présent non seulement ignore la vraie dignité féminine, mais ne respecte pas la femme tout court.
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