Surtout quand c'est un sujet sur lequel l'Eglise n'avait jamais donné d'enseignement magistériel.
Voici les citations de deux conciles antérieurs y faisant référence :
CONSTITUTION DOGMATIQUE
SUR LA FOI CATHOLIQUE
DÉCRÉTÉE DANS LA IIIe SESSION DU CONCILE ŒCUMÉNIQUE DU VATICAN.
PIE, ÉVÊQUE,
SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU
Le saint Concile approuvant, en perpétuel souvenir.
CHAPITRE II.
De la Révélation.
[...]
Or, cette révélation surnaturelle, selon la foi de l'Église universelle qui a été déclarée par le saint Concile de Trente, est contenue dans les livres écrits et dans les traditions non écrites qui, reçues de la bouche de Jésus-Christ même par les Apôtres, ou transmises comme par les mains des Apôtres, sous l'inspiration du Saint-Esprit, sont venues jusqu'à nous
(Conc. de Trent. Sess. IV, Décr. de Can. Script.) Et ces livres de l'Ancien et du Nouveau Testament doivent être reconnus pour saints et canoniques en entier, dans toutes leurs parties, tels qu'ils sont énumérés dans le décret du Concile de Trente et comme on les lit dans l'antique édition latine de la Vulgate. Ces livres, l'Église les tient pour saints et canoniques, non point parce que, composés par la seule habileté humaine, ils ont été ensuite approuvés par l'autorité de l'Église ; et non pas seulement parce qu'ils contiennent la révélation sans erreur, mais parce que, écrits sous l'inspiration de l'Esprit saint, ils ont Dieu pour auteur et qu'ils ont été livrés comme tels à l'Église elle-même.
Mais parce que quelques hommes comprennent mal ce que le saint Concile de Trente a décrété salutairement touchant l'interprétation de la divine Écriture, afin de maîtriser les esprits téméraires, Nous, renouvelant le même décret, Nous déclarons que l'esprit de ce décret est que, dans les choses de la foi et des mœurs qui concernent l'édifice de la doctrine chrétienne,
il faut tenir pour le vrai sens de la sainte Écriture celui qu'a toujours tenu et que tient Notre sainte Mère l'Église, à qui il appartient de juger du vrai sens et de l'interprétation des saintes Écritures ; en sorte qu'il n'est permis à personne d'interpréter l'Écriture contrairement à ce sens, ou même contrairement au sentiment unanime des Pères.
Le LIENDecret des Ecritures Canoniques.
IV. SESSION,
tenuë le 8. jour d'Avril 1546.
DECRET
des Ecritures Canoniques.
L E Saint Concile de Trente Oecuménique, & Général, legitimement assemblé sous la conduite du Saint Esprit, les trois mesmes Légats du Siege Apostolique y présidant, Ayant toûjours devant les yeux, de conserver dans l'Eglise, en détruisant toutes les erreurs, la pureté mesme de l'Evangile, qui aprés avoir esté promis auparavant par les Prophetes dans les saintes Ecritures, a esté ensuite publié, premierement, par la bouche de Nostre Seigneur Jesus-Christ Fils de Dieu, & puis par ses Apostres, ausquels il a donné la commission de l'annoncer à tous les hommes (Marc. 16. 15.), comme la source de toute vérité, qui regarde le salut, & le bon réglement des moeurs ;
& considérant que cette vérité, & cette regle de Morale sont contenuës dans les Livres écrits, ou sans écrit dans les Traditions ; qui ayant esté receûës par les Apostres, de la bouche de Jesus-Christ mesme, ou ayant esté laissées par les mesmes Apostres, à qui le Saint Esprit les a dictées, sont parvenuës comme de main en main, jusques à nous : Le Saint Concile, suivant l'éxemple des Peres orthodoxes, reçoit tous les Livres, tant de l'Ancien, que du Nouveau Testament, puis que le mesme Dieu est auteur de l'un et de l'autre ; aussi-bien que les Traditions, soit qu'elles regardent la Foy, ou les moeurs, comme dictées de la bouche mesme de Jesus-Christ, ou par le Saint Esprit, & conservées dans l'Eglise Catholique par une succession continuë, & les embrasse avec un pareil respect, & une égale piété. Et afin que personne ne puisse douter quels sont les Livres saints, que le Concile reçoit, il a voulu que le Catalogue en fust inséré dans ce Decret, selon qu'ils sont icy marquez.
Que si quelqu'un ne reçoit pas pour Sacrez & Canoniques, tous ces Livres entiers, avec tout ce qu'ils contiennent, tels qu'ils sont en usage dans l'Eglise Catholique, & tels qu'ils sont dans l'ancienne Edition Vulgate Latine, ou méprise avec connoissance & de propos délibéré les Traditions dont nous venons de parler : Qu'il soit Anathême.
Le LIEN je n'ai rien trouvé de plus officielJe vous laisse méditer,
Postit qui ne prétend nullement donner des leçons.
PS : Le faite que certaines constitutions de Vatican 2 soient déclarée dogmatiques ne les rend pas infaillibles. Aucun Père du concile ni Théologien n'a soutenu l'infaillibilité de ces textes, il peuvent donc être faillibles.