Plus généralement, en politique, la Révolution nationalise tout débat par Athanase 2014-04-02 12:35:55 |
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La Révolution française n'a certes pas créé la Nation, processus éminemment complexe qui suppose des facteurs multiples. Mais il n'empêche que c'est sous la Révolution française que la nation est posée comme sujet politique.
C'est aussi sous la Révolution que l'on commence à se méfier de l'étranger (Marie-Antoinette est l'autrichienne, les contre-révolutionnaires sont honnis car suppôts de l'étranger et, inversement, les contre-révolutionnaires sollicitent les monarchies européennes et l'Europe princière). La littérature contre-révolutionnaire se méfie encore du 19ème siècle de la nation et Maurice Barrès, à la fin de ce même sècle, se range encore parmi les cosmopolites et non parmi les patriotes... La cristallisation créée par l'affaire Dreyfus, l'apparition d'une gauche non-nationale fait que l'idée nationale devient moins suspecte à droite. Charles Maurras en sera l'illustration parfaite. Pour faire court,l'essayiste pense que les deux liens d'allégeance - le lien monarchique et le lien national - sont compatibles et même cumulatifs.
L'Ancien régime peut raisonner en termes de royaume, de douce France: la société qui le caractérise n'est pas encore conçue comme un agrégat national et homogène. On parle bien des Bretons, des Picards, des Lorrains, etc. (voir aussi le "collège des quatre nations"). De même, il n'est pas choquant de voir des ministres, des hommes d'Etat ou même des grands commis venir de l'étranger pour servir le roi: Mazarin(i), mais aussi Necker ou Law.
Je pense que vous êtes plus un homme des temps modernes qu'un homme de l'Ancien régime !
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