Exact, merci pour la référence, mais... par Meneau 2014-01-09 01:07:42 |
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Effectivement le DTC est une bonne référence. Voici ce que dit le DTC éditions Letouzey et Ané, 1902-1950.
La canonisation équipollente est une sentence par laquelle le souverain pontife ordonne d'honorer comme saint, dans l'Eglise universelle, un serviteur de Dieu pour lequel n'a pas été introduit un procès régulier, mais qui, depuis un temps immémorial, se trouve en possession d'un culte public. Il faut que ses vertus héroïques, ou son martyre, ainsi que les miracles opérés par son intercession avant et après sa mort, sans avoir été constatés juridiquement, soient pourtant racontés par des historiens dignes de foi, et fassent l'objet de la croyance générale des peuples. Le saint-siège commence par permettre un office en son honneur ad libitum dans l'Eglise entière; puis, il l'impose, de praecepto, à tous ceux qui sont tenus à la récitation du bréviaire. Alors, la canonisation équipollente est achevée, car, selon Benoît VIV, c'est en ce dernier acte qu'elle consiste essentiellement. De servor. Dei beatif. et beator. canonizat., L I, c XLI, n4, t II, p 181.
Pour montrer avec quelle sage lenteur l'Eglise procède dans les canonisations équipollentes, et de combien de précautions elle s'entoure avant de prendre des décisions aussi graves, nous allons donner quelques exemples, survenus après le décret d'Alexandre III. Nous les rapporterons en suivant l'ordre chronologique, d'après l'année de la mort des saints ainsi canonisés.
[suivent un certain nombre d'exemples]
Il n'est pas inutile de noter qu'on ne pourrait pas déduire l'existence d'une canonisation, ni formelle, ni même équipollente, du seul fait de l'inscription d'un saint au martyrologe romain. Dans le martyrologe, en effet, sont inscrits non seulement les noms de ceux que les souverains pontifes ont canonisés ou béatifiés d'une façon formelle ou équipollente, mais aussi ceux de plusieurs serviteurs de Dieu béatifiés uniquement par des évêques particuliers, suivant l'usage de l'ancienne discipline, avant la réserve d'Alexandre III. Au sujet de ceux-ci, certaines erreurs ont pu se glisser, qui ont nécessité, quoique rarement, des corrections dans le passé, et en nécessiteront peut-être quelques-unes encore dans l'avenir, comme le confesse Benoît XIV lui-même : aliquos errones in martyrologium romanum aliquando irrepsisse, qui subinde correcti fuerunt, et pauca quaedam menda etiam corrgenda superesse. Benoît XIV, op.cit., l. I, c. XLIII, n.14, t.II, p.228. Voir col. 415.
[ensuite le DTC aborde des cas de canonisations équipollentes douteuses, comme celle de Charlemagne]
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