... votre point 1 ? Relisez bien les deux propositions.
Par ailleurs, selon vous
En niant le point 1, on remet en cause l'utilité de l'Eglise et en particulier des sacrements, qui ont été institués par NSJC comme moyens de salut pour augmenter en nous la vie de la grâce. A l'extrême, selon votre logique, il vaudrait mieux laisser les païens dans l'ignorance de l'Eglise, afin qu'il ne leur soit demandé que le minimum !
Ceci est de la logique toute ... humaine, et on voit ainsi la limite d'une intellectualisation de la foi. Je veux croire que la logique divine est tout autre. Nier le point 1 ne remet pas en cause l'utilité des sacrements. Ils sont, si vous voulez, la "voie royale", celle qui est donnée aux ouvriers de la première heure, et nous ne saurions, nous qui en avons été instruits, nous en détourner sans risquer notre salut. Mais les autres voies, qui toutes convergent par et vers le Christ, sont, dans la parfaite justice divine, adaptées aux besoins des ouvriers des heures suivantes, jusqu'à ceux de la dernière heure, ceux qui toute leur vie, n'auront pas eu le bénéfice de connaître le maître.
Quant à laisser les païens dans l'ignorance de l'Eglise, ce serait refuser de construire le mieux possible la gloire de Dieu, objet même de notre existence. Car cette gloire n'est jamais aussi bien rendue qu'au sein de l'Eglise dans un acte d'adoration et de louange qu'expriment la liturgie du peuple en prière. Donc oublions cette option tactique, là encore toute humaine, qui ferait peu de cas de la dignité de notre prochain qui a le droit, lui aussi, de savoir.
Cher Meneau, merci pour cet échange, car il permet, je crois, de mettre le doigt sur une différence d'approche très fondamentale entre, schématiquement, la théologie et la pastorale
traditionaliste (je dis bien
traditionaliste et pas
traditionnelle) et celle qui va au large en mettant dorénavant davantage en avant le dialogue, l'oecuménisme, la conscience, la liberté, la miséricorde ... Qu'en pensez-vous ?
Ion